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Congo-Brazzaville: L’opposition dénonce l’attaque contre la résidence du colonel Ntsourou

dimanche, 22 décembre 2013 17:45
Congo-Brazzaville: L’opposition dénonce l’attaque contre la résidence du colonel Ntsourou Crédits: D.R

Depuis les affrontements meurtriers du lundi 16 décembre qui ont été marqués par l’arrestation du colonel Marcel Ntsourou, l’UPADS est le premier parti à s’exprimer ouvertement pour déplorer l’usage de la force.

Congo-Brazzaville: L’opposition dénonce l’attaque contre la résidence du colonel Ntsourou

Des responsables de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) ont élevé leur voix pour dénoncer l'usage de la force et « une gouvernance à la mitraillette » après les violents affrontements qui ont secoué Brazzaville en début de semaine et se sont soldés par la mort d'une vingtaine de personnes et l'arrestation de l'ancien numéro deux des renseignements, le colonel Marcel Ntsourou. La première formation de l'opposition congolaise dénonce une volonté d'intimidation.

Depuis les affrontements meurtriers du lundi 16 décembre qui ont été marqués par l’arrestation du colonel Marcel Ntsourou, l’UPADS est le premier parti à s’exprimer ouvertement pour déplorer l’usage de la force. Il l’a fait hier dans une déclaration lue devant la presse par son porte-parole Honoré Sayi: « L’UPADS condamne le recours systématique et exagéré à la force des armes par les pouvoirs publics en lieu et place de l’application intelligente de la loi qui offre plusieurs possibilités de solution. L’UPADS condamne donc cette gouvernance à la mitraillette. »

« Le peuple congolais ne se laissera pas intimider »

Le parti de l’ancien président Pascal Lissouba est allé plus loin. Il voit à travers ce qui s’est passé une volonté déguisée de modifier la Constitution: « Il est à penser que cette logique pourrait à terme déboucher à un passage en force sur la révision inopportune de la Constitution. Mais le peuple congolais, jaloux de sa souveraineté, ne se laissera pas intimider. »

Le colonel Marcel Ntsourou, qui purgeait une peine de cinq ans de travaux forcés avec sursis, après le procès sur l’affaire des explosions de Mpila, « doit répondre de tous ses actes », a prévenu le procureur de la République.

RFI