L’émergence par l’excellence

vendredi, 09 août 2013 02:05

Face aux défis de la reconstruction et du développement de notre pays, notre ardeur au travail sera la clef de notre succès. C’est l’un des grands enjeux de mon mandat : remettre l’effort et le travail au centre de tout. Mon objectif est de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020 ; un grand pays libéral où le travail permettra à chacun de prospérer.

J’ai la conviction qu’une société basée sur la valeur travail est une société porteuse d’espoir pour tous.

 

Je pense en particulier à notre jeunesse. Il est fondamental qu’elle sache que dans notre pays, le courage et l’abnégation au travail seront toujours récompensés. »                                Qu’il est réjouissant de lire ces mots du Chef de l’État, après ces dix années terribles que nous avons vécues sous le régime de la Refondation. À cette époque, c’étaient des gredins, des tricheurs, des escrocs et des criminels que l’on retrouvait à la table du prince, et que l’on exhibait à la télévision. C’étaient eux, les modèles que devaient imiter nos enfants. L’argent facile et en vitesse, peu importent les moyens : c’était cela, le crédo. Et nos enfants ont si bien imité les modèles qu’on leur montrait qu’une bonne partie d’entre eux sont devenus des brigands ou des escrocs sévissant notamment sur l’internet, ruinant ainsi la réputation de notre pays sur le plan international. Plusieurs reportages ont été consacrés par des chaînes de télévision étrangères à ces escrocs appelés « brouteurs ». À l’école, lors des examens et concours, la grande spécialité de nos enfants était la tricherie. Ce n’était un secret pour personne que la plupart des concours, surtout ceux d’entrée dans les écoles de police et de douane, étaient vendus aux plus

offrants. Que signifiaient les mots « travail » « effort » ou « courage » pour nos enfants et pour nous-mêmes ? À cette époque, il est vrai, les mots « émergence » et « développement » ne faisaient pas partie de nos rêves et de nos ambitions.

Aujourd’hui, le Président de la République a remis les mots « travail », « courage » et « effort » au centre de son action. Et il y a ajouté le mot « récompense ». Oui, le travail bien fait reçoit toujours sa récompense. En récompensant tous ceux qui, au cours de l’année, ont excellé dans leurs domaines d’activité, le Président de la République a envoyé un message très fort à l’ensemble des Ivoiriens : travaillez, et travaillez bien, car le travail bien fait paie toujours. Après le régime de la médiocratie, vive celui de la méritocratie. Aucune nation ne s’est développée sans travailler, sans rechercher l’excellence, et sans chercher à la récompenser. Je voudrais, pour ma part, adresser mes vives félicitations aux jeunes N’Gouan Joël Kouadio, Mathieu Jean-Luc Bedji, et Inès-Noelly Takua Tano, ces brillants élèves qui nous réconcilient avec les valeurs qui ont fondé le développement de ce pays, à savoir le travail et le courage, et nous donnent à espérer de nouveau. N’Gouan Joël, Mathieu Jean-Luc, Inès-Noelly, toute la Côte d’Ivoire est fière de vous. Vous êtes les enfants que tous les parents aimeraient avoir. Continuez sur la voie de l’excellence et que tous les enfants de Côte d’Ivoire puissent s’inspirer de vous. Vous devez être leurs modèles.

Terminons sur ces mots du Premier ministre Daniel Kablan Duncan : « La promotion de l’Excellence ivoirienne participe donc de la quête d’un développement soutenu et durable. Il s’agit de mettre à l’honneur l’exception et le savoir-faire ivoiriens dans tous les domaines clés où la Côte d’Ivoire se distingue, ou veut se distinguer pour s’élever au rang de pays émergent en 2020. Il s’agit également d’honorer les plus méritants et, à l’inverse, de sanctionner ceux qui refusent d’abandonner les sentiers de la facilité, de la mauvaise gouvernance et de la médiocrité au sein de l’administration et de la société en général. »

Venance Konan

 

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