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Révision du code minier : Les sociétés aurifères préconisent un texte ouvert

dimanche, 21 avril 2013 23:33

Les compagnies minières veulent avoir leur mot à dire dans le nouveau code minier en cours de validation.

Nous devons discuter davantage sur le concept du nouveau code minier. C’est un débat qui doit être ouvert. L’actuel code est excellent,  mais il peut être amélioré en étant plus attractif et plus compétitif. En fait, il faudrait tenir compte de la gestion environnementale et de la responsabilité sociétale », a déclaré,  samedi à Abidjan, le président de Randgold Resources. Mark Bristow qui se dit enthousiaste vis-à-vis de la révision du code minier, propose un texte « qui va arranger l’Etat et l’industrie minière, en ne pensant pas au court terme mais plutôt au long terme ». Il  met en avant la nécessité d’attirer davantage d’investisseurs à l’effet d’accroître l’exploration, gage du développement de l’activité. « Mais, nous pensons qu’il ne faut pas limiter l’obtention de permis. Que ceux qui en ont la capacité soient satisfaits », a-t-il plaidé.

Au niveau des opérations commerciales, il a regretté la chute vertigineuse du prix du métal jaune à l’international  de 1400 dollars l’once en 2010 à 1300 dollars en 2013, après un pic de 1600 dollars en 2011.  Ce yoyo provoque une envolée rapide des coûts au comptant,  mais réduit les profits en faveur des sociétés minières. Une situation aggravée par la teneur du minerai extrait qui s’est considérablement déprécié, du fait de la faible quantité des nouveaux  gisements.  « En tout état de cause, malgré la hausse des budgets d’exploration, le potentiel de production de nouveaux gisements d’or est en décroissance », a fait observer Mark Bristow.  Quant à la mine d’or de Tongon, elle a enregistré,  l’année dernière,  des difficultés liées essentiellement aux perturbations du réseau électrique. Ce qui a occasionné une baisse de production à 6,8 tonnes contre 7,8 tonnes au cours de l’exercice précédent. « Finalement, le capital qui devait être remboursé en 2014 le sera en 2015.

Mais, cela ne nous a pas empêché de faire 200 km de route, créer 1.800 emplois à Tongon, dépenser plus de 50 millions par mois et partager quelques bénéfices (écoles, résidences d’enseignants, etc.) avec la communauté », a-t-il révélé. Pour cette année, ce sont plus de 30 milliards de Fcfa qui seront investis.

Lanciné Bakayoko

 

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