Professeur Aïdara Daouda: ‘’La pollution est un crime écologique’’

Professeur Aïdara Daouda: ‘’La pollution est un crime écologique’’

Professeur Aïdara Daouda: ‘’La pollution est un crime écologique’’

« La pollution environnementale est désormais perçue comme un crime écologique qui menace l’existence humaine et détruit tous les fondamentaux de la vie sur terre », a déclaré Professeur Aïdara Daouda, ancien président de l’Université Nangui Abrogoua et par ailleurs président de l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines (Ascad). C’était à l’occasion du séminaire organisé par l’Institut Afrique monde (Iam) le 3 juin 2017, au Cerap, à Abidjan-Cocody.

Justifiant sa position, il a expliqué que la plupart des grandes maladies qui assaillent les populations du monde, ne se développent qu’à la faveur des effets néfastes du peuple sur le cadre de vie. A savoir, la pollution des sols, de l’air, de l’eau, de l’habitat, du milieu professionnel et des aliments.

« L’Oms indique que plus de 3 millions d’enfants d’âge inférieur à 5 ans, notamment dans les pays en voie de développement meurent chaque année par la pollution de l’air à l’intérieur des maisons, la contamination de l’eau, l’absence de système d’assainissement, les substances toxiques, les vecteurs aquatiques de maladie, le rayonnement ultraviolet et la dégradation du cadre de vie, les maladies respiratoires aigües, les maladies diarrhéiques, les traumatismes physiques, les intoxications », relève-t-il.

Selon lui, la pollution environnementale relève d’une responsabilité individuelle, familiale, nationale et mondiale. C’est pourquoi, il a invité les uns et les autres à œuvrer pour que la planète terre soit habitable pour la postérité.

« La pollution est devenue un défi majeur du développement mais c’est souvent une question tabou. Elle a, cependant, des conséquences graves sur la santé qu’il convient de relever », a indiqué, pour sa part, l’ambassadeur Denise Houphouët-Boigny, présidente de l’Institut Afrique monde.

Quant à Naminsita Bakayoko, directrice des ressources humaines, représentant le d
irecteur général de Mtn-Côte d’Ivoire, partenaire de ce projet, elle soutient que la question de la réduction des effets des déchets, est un axe prioritaire pour son entreprise.

« En 2015 et 2016, Mtn a  lancé une vaste campagne de collecte de déchets électriques et électromagnétiques. Cela a permis de collecter 72 tonnes de ces déchets. Nous avons pu sensibiliser 4000 personnes en direct », a-t-elle indiqué. Avant d’ajouter: « L’entreprise reste engagée à veiller à ce que la prise de conscience croissante de l'impact environnemental des E-déchets, continue d’être nourrie ».

Ce séminaire vise à mettre en place des solutions innovantes visant le changement de comportement face aux principaux défis liés aux effets de la pollution sur la santé humaine et l’amélioration du cadre de vie.


Eugène YAO
eugene.yao@fratmat.info