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Production de données statistiques en Afrique: Albert Zeufack appelle les dirigeants à en faire une priorité

mardi, 18 juin 2019 17:32
le Camerounais Albert Zeufack, économiste en chef de la région Afrique du groupe de la Banque mondiale. le Camerounais Albert Zeufack, économiste en chef de la région Afrique du groupe de la Banque mondiale. Crédits: DR

Depuis le 17 juin, Abidjan accueille la 2e Conférence internationale statistique et d’économie appliquée (Cisea 2019).

En procédant le 17 juin au discours inaugural de la 2e Conférence internationale statistique et d’économie appliquée (Cisea 2019), qui se tient à Cocody, à l'Ecole nationale supérieure de statistique et d'économie appliquée d'Abidjan (Ensea), le Camerounais, Albert Zeufack, économiste en chef de la région Afrique du groupe de la Banque mondiale, a appelé les dirigeants africains à faire de la production des données statistiques leurs priorités.

Une occasion, selon lui, pour l’Afrique de disposer d’outils pouvant permettre de répondre aux besoins des Etats. « Il est important que les pays africains prennent en charge leur agenda de données statistiques. Et, ces données doivent être de qualité », a déclaré le représentant du groupe de la Banque mondiale. « Les bailleurs qui produisent des statistiques ne le font pas forcement pour vous, ils le font pour leurs propres besoins », a-t-il rappelé.

Comme le conviennent les experts, pour prendre les bonnes décisions, il est nécessaire de disposer de statistiques d’excellente qualité. Un appel qui arrive à un moment où la production des données statistiques sur le continent n’est pas forcement de qualité, désuète ou moins vulgarisée.

L’économiste en chef de la région Afrique du groupe de la Banque mondiale intervenait autour du thème : « statistique et économie numérique ».  Un thème qui intervient dans un contexte où le développement du numérique sur le continent, fort de plus de 1,2 milliard d’habitants, décolle lentement dans ce secteur contrairement aux autres parties du monde.

L’objectif étant de contribuer à une transformation numérique des économies du continent afin « de lutter efficacement contre le taux de chômage galopant », explique Dr Hugues Kouadio, président du comité d’organisation et directeur général de l’Ensea. Selon le Fonds monétaire international, d’ici à 2050, grâce à l’essor des nouvelles technologies, 12 des 20 pays qui connaîtront les booms économiques les plus importants dans le monde seront en Afrique.

Dans le cadre du développement de l’Afrique, lors de son intervention, il a insisté sur la mise en place d’un certain nombre de leviers qui doivent être mis en avant. Il s’agit, entre autres : de l’accès à l’électricité, la promotion du commerce intra africain, la promotion de la libre circulation des personnes et des biens, la maîtrise de la démographie, l’autonomisation de la femme, la maîtrise de l’endettement, la bonne gouvernance.

Plusieurs experts d’Afrique et d’Europe, des enseignants, étudiants et chercheurs, secteurs privés et publics, institutions internationales prennent part à cette à la Cisa 2019 qui est placée sous la présidence du ministre du Plan et du développement, Kaba Nialé. Elle prend fin ce 19 juin. L’objectif étant pour les participants de partager leurs expériences, les fruits de leurs recherches, etc.

ANOH KOUAO