Marchés financiers : La Bad définit les conditions de réussite des obligations

samedi, 20 avril 2013 10:44

[20-04-2013. 11h00] Le document « montre comment les techniques de financement structuré peuvent mobiliser des capitaux domestiques pour financer les projets d'infrastructures et soutenir la croissance économique ».

 

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Marchés financiers : La Bad définit les conditions de réussite des obligations d’infrastructures

 

La banque africaine de développement (Bad) a rendu public ce vendredi à Washington aux Usa, un nouveau rapport définissant les conditions de réussite des obligations d’infrastructures sur les marchés africains. L’information est donnée par un communiqué de presse de l’institution financière.

 

Le document « montre comment les techniques de financement structuré peuvent mobiliser des capitaux domestiques pour financer les projets d'infrastructures et soutenir la croissance économique ».

 

Le Vice-Président Finance de la Bad, Charles Boamah, a présenté le rapport en marge des réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale.

 

Selon le communiqué de presse, le document souligne la possibilité pour les obligations de projet, tout en décrivant les conditions nécessaires pour construire des marchés financiers efficients. «  Le rapport explique le rôle crucial des politiques gouvernementales et tire des leçons des autres marchés qui pourraient être utiles pour l'Afrique », indique le communiqué.

 

Selon M. Charles Boamah, la publication du nouveau rapport arrive à un moment très opportun. « Les pays africains ont des taux de croissance de plus de cinq pour cent. En effet, 7 des 10 pays à plus forte croissance dans les dernières années se trouvent en Afrique ».

 

Pour lui, cette embellie a créé une classe moyenne en pleine expansion et un secteur financier florissant. Les économies s'accumulent dans les investisseurs institutionnels comme les fonds de pension et compagnies d'assurance.

 

« L'Afrique a les ressources financières nécessaires pour jouer un rôle important dans la construction d'infrastructures en Afrique, d'autant plus que les marchés financiers nationaux se développent de plus en plus dans plusieurs pays », a indiqué Le Vice-Président Finance de la Bad.

 

Il a aussi expliqué que des marchés obligataires gouvernementaux s’établissent et deviennent de plus en plus sophistiqués. De sorte que sur de nombreux marchés, les émetteurs non-gouvernementaux lèvent régulièrement des fonds.

 

« Il y a des opportunités pour de nouvelles innovations sur les marchés financiers africains. Plusieurs pays africains ont aujourd'hui donné la priorité à l'émission des obligations d'infrastructure », a-t-il insisté. Avant de souligner que de nombreux pays ont été attirés par l'exemple du Kenya.

 

En effet, ce pays d’Afrique de l’est a lancé un programme d’obligations d'infrastructure à la fois du gouvernement central et des entreprises. « Le gouvernement du Kenya a montré la voie en introduisant certains avantages fiscaux pour les investisseurs qui achètent ces obligations. Cela a contribué à susciter l'intérêt pour les investisseurs institutionnels », a révélé M. Boamah.

 

Il a conclu en indiquant que, le rapport décrit aussi en détail  des exemples provenant d'autres marchés émergents comme le Chili, le Brésil, le Pérou et la Malaisie dans «  l’utilisation des obligations de projet d’infrastructure comme un moyen de susciter l'intérêt des investisseurs dans des projets d'infrastructure. Ces exemples peuvent servir de modèle pour les pays africains sur la manière de développer leurs propres marchés ».

 

Théodore Kouadio

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