Loi sur le foncier rural: L'UE va décaisser 18 milliards de Fcfa pour sa mise en œuvre

mercredi, 09 avril 2014 18:38

[09-04-2014. 20h00] L’annonce intervient au moment où le ministre ivoirien de l'Agriculture, Mamadou Sangafowa Coulibaly, effectue une visite de travail au siège de la commission de l’Union européenne à Bruxelles en Belgique.

Loi sur le foncier rural: L'UE va décaisser 18 milliards de Fcfa pour sa mise en œuvre

L’Union européenne (Ue) a décidé, le 8 avril, à Bruxelles en Belgique, d’apporter un appui budgétaire de 60 millions d’euros, environ 36 milliards de Fcfa au secteur agricole ivoirien, dont la moitié, soit 18 milliards de Fcfa, est destinée à soutenir la mise en œuvre de la loi sur le foncier rural. L’information est donnée par le ministère ivoirien de l’Agriculture.

L’annonce intervient au moment où le ministre ivoirien de l'Agriculture, Mamadou Sangafowa Coulibaly, effectue une visite de travail au siège de la commission de l’Union européenne à Bruxelles en Belgique.

Il a également eu des échanges avec le responsable des politiques de développement rural, de sécurité alimentaire et de nutrition, Pierre-Yves Baulain.

Selon M. Baulain, la première tranche de l’aide va porter sur la moitié, soit 30 millions d’euros (18 milliards de Fcfa) sur une période de trois ans. Elle concerne l’application de la loi sur le foncier rural.

Il soutient que le geste de l’Ue envers la Côte d’Ivoire s’explique par le fait que le gouvernement ivoirien accorde une importance capitale à la gestion du foncier. « Le foncier est un facteur de stabilité et de développement du pays », a-t-il insisté.

En dehors du foncier, l’aide européenne va concerner aussi le programme de sécurité alimentaire. Il s’agira de remettre à niveau les infrastructures économiques à impact direct sur le développement agricole.

Le directeur général de la programmation des projets et de la statistique, Nouhoun Coulibaly, souligne que le projet débutera dans la région de l’ouest avant de s’étendre sur l’ensemble du territoire ivoirien.

« Il y a des zones de production excédentaires, mais de sérieux problèmes d’acheminement ou de stockage ne permettent pas de les ventiler. Ce qui est répercuté sur les coûts. Il faut faire alors face à cela », argumente M. Coulibaly.


Théodore Kouadio
(Source: Minagri)