Implantation industrielle : L’autoroute du Nord prend des allures de zone industrielle

vendredi, 31 mai 2013 22:22

[31-05-2013. 22h40]Contrariés par le manque de terrains à  Abidjan, les opérateurs économiques jettent, de plus en plus, leur dévolu sur la périphérie de la capitale économique.

 

 

 

 

 

Les usagers de l’autoroute du nord auront remarqué, depuis quelque temps, des travaux d’aménagement en cours de part et d’autre de cette voie, à partir du village d’Allokoi, (10 Km environ d’Abidjan). Ce sont pour l’essentiel, des entreprises de Btp qui, en quête de terrains pour implanter leurs activités, préparent l’espace pour s’y établir.

Le premier qui s’est quasiment déjà installé, c’est la société Colas, bien connue en Côte d’Ivoire pour les grands travaux routiers qu’elle a exécutés en Côte d’Ivoire par le passé. On y voit des centrales à béton et autres engins de Tp dans son espace aménagé à quelques mètres de ce village, du côté droit en venant d’Abidjan.

Juste à quelques centaines de mètres en avant, une gigantesque clôture est en phase de finition. Il s’agit du périmètre d’une autre société de Btp dénommée Nse. Ce vendredi 24 mai 2013, à 11h, des ouvriers sont en plein travail pour construire l’entrée principale de la clôture. L’un d’eux explique que la société est spécialisée dans la construction de buses et autres préfabriqués en béton armé destinés à la réalisation de ponts et canaux et de caniveaux.

Juste à côté du domaine de Nse, les engins de Tp sont en plein boulot sur la plate-forme en préparation de la station de pesage à basse vitesse d’Allokoi que l’Ageroute réalise pour le compte de la Commission de l’Uemoa. Les travaux de construction de la clôture ont commencé. Le chantier est prévu pour être livré en 24 mois.

Plus loin, à 2000 mètres environ, sur la gauche de l’autoroute, juste après le poste à péage en chantier, une vaste cour clôturée est perchée sur une colline. Un grand entrepôt trône au fond. Les gros œuvres du chantier sont achevés. Les ouvriers sont au stade de la finition. Il est midi, ce 24 mai, c’est la pause. Un agent en plein déjeuner explique que l’infrastructure a été réalisée par un opérateur de la filière anacarde. Il y stockera ses cargaisons de noix de cajou avant l’exportation au port d’Abidjan. «Mais c’est trop loin du port », s’exclame un membre de l’équipe de Fraternité Matin. «Mais, c’est justement parce qu’il n’y a plus de place dans les zones industrielles que les opérateurs économiques sont venus aussi loin», pourrait-on lui répondre.

C’est connu. Le ministère de l’Industrie est assailli par les demandes de terrains industriels. L’an dernier, il y avait près de 150 requêtes. Or, il ne reste plus grand-chose dans les zones industrielles. Pour répondre au besoin des opérateurs économiques, l’Etat a acquis 940 hectares auprès de la communauté villageoise d’Akoupé Zeudji, à 24 Km d’Abidjan. L’aménagement sera effectué dans le cadre d’un partenariat public-privé, en ce qui concerne le  financement.

Apparemment, des opérateurs économiques impatients, ont devancé la réalisation de ce projet.

Alakagni Hala