Gestion durable des forêts en Côte d'Ivoire: La Société civile consolide sa position sur l’initiative Cacao-forêt

Gestion durable des forêts en Côte d'Ivoire: La Société civile consolide sa position sur l’initiative Cacao-forêt

Vingt-cinq (25) acteurs de la société civile réfléchissent, depuis le 27 mai, à l'hôtel Palace de Yamoussoukro, sur la politique nationale de préservation, de réhabilitation et d'extension des forêts en lien avec l'initiative Cacao-forêt. Cette rencontre va également permettre de sortir une analyse sur le Programme national d'amélioration de la gouvernance forestière.

L'objectif visé, selon Anthelme Kouadio, chargé du plaidoyer au Groupe national de travail de Côte d'Ivoire sur la gestion durable des forêts et la certification forestière (Gnt-CI), cet atelier vise à consolider la note de position de la Société civile relative à la politique nationale de préservation, dans le cadre de l'Accord de partenariat volontaire de la gestion durable des forêts (Flegt) et du mécanisme Redd+ en Afrique de l'Ouest.

Il s'agit d'un ensemble de processus financé par l'Union européenne (Ue) et mis en œuvre par Tropenbos International, dans lequel la Côte d'Ivoire est partie prenante depuis 2011.

En effet, la végétation et la faune de la Côte d'Ivoire, autrefois abondantes, ont été décimées au fil des ans, du fait de l'agriculture, de l'urbanisation et, plus récemment, des crises successives depuis 1999. Près de 90% du couvert forestier a été détruit.

Selon le Pr Hilaire  Yaokokoré Béibro, coordonnateur du Gnt-CI, face au danger lié à la dégradation du couvert forestier national, l'État ivoirien s'est engagé dans ces deux processus qui sont les principaux moteurs de la réforme de la gouvernance forestière.

« L'initiative cacao zéro déforestation » mise en œuvre par le gouvernement s'inscrit également dans cette quête de la restauration du couvert végétal dans laquelle toutes les communautés doivent être impliquées. C'est donc pour une meilleure participation des parties prenantes, notamment la société civile, les communautés locales, la chefferie traditionnelle, aux documents et politique en cours que le Gnt-CI a décidé d'organiser cet atelier.

Au cours des travaux, les participants devront améliorer le draft de position proposé et élaborer la stratégie de diffusion de la note de position. Ils auront également à passer en revue le code forestier, avec un aperçu de la gouvernance forestière en Côte d'Ivoire, de même que l'initiative Cacao-forêt.

Ils auront, en outre, à analyser la participation des parties prenantes à la gestion durable des forêts et au partage des bénéfices liés aux espaces forestiers ainsi que le financement des activités de gestion durable des forêts.

N'DRI CÉLESTIN