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Financement de l’économie ivoirienne : La Caisse des dépôts et de consignations affiche ses ambitions

jeudi, 11 juillet 2019 09:41
Le directeur général de la Caisse des dépôts et de consignations, Lassina Fofana Le directeur général de la Caisse des dépôts et de consignations, Lassina Fofana Crédits: Salif D.CHEICKNA

La Côte d’Ivoire s’est dotée depuis le 13 juin 2018 d’un instrument, pour soutenir son économique et engager sa transformation structurelle, la Caisse des dépôts et consignations.

Le directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, Lassina Fofana, a expliqué, le 10 juillet 2019, à Abidjan-Plateau dans les locaux de la Cdc-Ci, le rôle, le rayon d’actions et les moyens dont sa structure dispose pour atteindre ses missions.

Crée par la loi N° 2018-574 du 13 juin 2018, les organes de surveillance de la Caisse ont été mis en place respectivement en décembre 2018 et février 2019. La Cdc-Ci est « un modèle économique qui permet de mobiliser des ressources stables, diversifiées, de long terme en vue de financer les investissements d’intérêts général ».

Selon M. Fofana, l’objet de la création de la Caisse est donc de mobiliser, de gérer, de sécuriser les fonds publics et privés. Et sa vocation est de financer l’économie ivoirienne à travers des financements d’intérêt général et des investissements financiers.

A l’en croire, la mise en place de la Caisse des dépôts et consignations de Côte d’Ivoire répond d’une part aux objectifs du Plan national de développement (Pnd) et d’autre part, à un accompagnement dans la transformation structurelle de l’économie. Il s’agit ainsi d’augmenter la capacité de mobilisation des ressources de la Côte d’Ivoire et de la sécuriser ; de se doter d’un instrument capable de financer des projets structurants alignés sur les politiques publiques.

A propos du rayon d’actions de la Cdc-Ci, son directeur général M. Fofana a donné des explications sur le fonctionnement de la Caisse. En tant qu’investisseur d’intérêt général, la Caisse intervient dans le développement des Tpe/Pme, des infrastructures, des logements sociaux, des appuis aux collectivités…

Dans le cadre de son rôle d’investisseur financier, la Caisse gère un portefeuille diversifié constitué de bons du trésor, d’obligations, dépôts à termes, Oat, prise de participation, etc.

Poursuivant, il a indiqué qu’en tant que gestionnaire de compte pour un tiers, l’Etat peut mandater la Caisse, tout comme les bailleurs de fonds, les investisseurs privés… Ce, pour gérer des fonds, notamment des fonds de retraite, de prévoyance, de capitalisation. Egalement, la Caisse en tant que Conseil avisé peut apporter son expertise en matière d’ingénierie financière dans le cadre des Partenariats publics et Partenariats public-privé au profit des administrations et des collectivités.

En ce qui concerne les ressources dont dispose la Caisse pour atteindre ses objectifs, M. Fofana a indiqué qu’elles viendront principalement des produits générés par ses activités d’investisseur financier. Et aussi des dépôts de professions juridiques (notaires, les mandataires juridiques, les administrateurs, les greffiers des tribunaux), les cautions (loyers d’habitation, Cie-Sodeci, sur les marchés publics), l’épargne centralisée au service du financement de l’économie. Par ailleurs, à tout cela, il faut ajouter les fonds en déshérences provenant des contrats d’assurance vie, les fonds des comptes dormants…

Selon le Directeur général de la Cdc-Ci d’ici à 2026, les ressources mobilisables pourraient être chiffrée à 812 milliards de FCFA. « Nous avons l’ambition de dépasser ce chiffre. Tout est une question d’approche, de sensibilisation des différents acteurs et nous allons nous employer à cela », a-t-il promis.

Salif D. CHEICKNA

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