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Filière palmier à huile: La Fenacopah-Ci s’inquiète de la chute drastique des prix

lundi, 27 mai 2019 11:39
Kogbo Douoba (à gauche), directeur exécutif, invite tous les acteurs de la filière à mettre ensemble leurs expériences pour trouver des solutions à cette problématique. Kogbo Douoba (à gauche), directeur exécutif, invite tous les acteurs de la filière à mettre ensemble leurs expériences pour trouver des solutions à cette problématique. Crédits: DR

« La pérennité de la filière palmier à huile de Côte d’Ivoire est confrontée à de graves difficultés. Cette menace provient essentiellement de la chute continue du prix d’achat des régimes de palme, entraînant la baisse drastique des revenus des planteurs, acteurs importants de la filière  qui fournissent aux huileries de palmes plus de 60% des productions de régimes traités ».

Ce sont là les propos tenus par Kogbo Douoba, directeur exécutif de la Fédération nationale des unions de sociétés coopératives et des sociétés coopératives de planteurs de palmier à huile de Côte d’Ivoire (Fenacopah-ci),  le 24 mai,  à l’occasion  d’un point de presse qu’il a animé au siège de la Fenacopaci sis à Angré. Il s’inquiétait de cette situation qu’il considère comme une injustice vis-à-vis des producteurs.

Selon  Kogbo Douoba, le prix d’achat du régime aux planteurs a subi une érosion constante au cours des cinq dernières années. Il est passé de 63,52 F/kg en 2012 à 37,87 F/kg en 2018. Pire, les prix des quatre premiers mois de 2019 continuent de se dégrader pour n’être que 34,89 F/kg en mai.

« Depuis l’adoption du mécanisme de fixation du prix en 2009, le taux d’extraction de l’huile de palme est maintenu à 21,5% alors qu’il est en réalité à plus de 22,5% et celui de la tonne d’amande de palmistes à 85.000 FCfa, alors qu’il avoisine 150.000 Fcfa. Lorsque nous demandons la tenue d’un atelier pour réviser et actualiser le mécanisme, la Fédération se retrouve face à un mur d’incompréhensions», a-t-il déploré.

Aussi, suggère-t-il la révision périodique du mécanisme de fixation des prix d’achats des régimes de palmes mis en place dans le cadre de l’Association interprofessionnelle de la filière palmier à huile (Aiph). En outre, il  invite tous les acteurs de l’Interprofession et également l’Etat qui vient d’installer le Conseil hévea-palmier à huile, à mettre ensemble leurs expériences et leurs moyens  dans les plus brefs délais, pour trouver des solutions consensuelles à cette problématique.

La Côte d’Ivoire est le deuxième producteur et le premier exportateur africain d’huile de palme brute. Avec une production de 500.000 tonnes d’huile de palme brute par an.

EMELINE PEHE AMANGOUA