• Accueil
  • Economie
  • Ecobank: Les nouveaux dirigeants promettent des dividendes à l’avenir

Ecobank: Les nouveaux dirigeants promettent des dividendes à l’avenir

samedi, 05 juillet 2014 09:21

Par ailleurs, le directeur général du groupe, le Ghanéen Albert Essien, qui avait succédé à l’Ivoirien Thierry Tanoh, également contraint à la démission, le 11 mars 2014, a été reconduit dans ses fonctions.

Ecobank: Les nouveaux dirigeants d’Ecobank promettent des dividendes à l’avenir

La société Ecobank transnational incorporated a tenu, le 30 juin dernier, à Lomé, au Togo, à son siège, sa 26e assemblée générale ordinaire suivie d'une assemblée générale extraordinaire.

Entre autres résolutions de cette assemblée générale ordinaire et extraordinaire, l’élection d’Emmanuel Ikazoboh, de nationalité nigériane, comptable de formation et auditeur ayant 35 ans d’expérience en banque et dans la gestion d’entreprises comme le nouveau président du Conseil d’administration pour trois ans. Il succède au président par intérim, André Siaka, qui avait été mis en mission pour engager des réformes et organiser l’assemblée après la démission en octobre dernier et son départ le 31 décembre de Kolapo Lawson.

Par ailleurs, le directeur général du groupe, le Ghanéen Albert Essien, qui avait succédé à l’Ivoirien Thierry Tanoh, également contraint à la démission, le 11 mars 2014, a été reconduit dans ses fonctions. Plusieurs autres membres du Conseil d’administration ont été désignés, faisant avec les anciens 12 membres, en attendant de rechercher trois autres compétences en Afrique de l’Est et australe qui devraient être des femmes pour constituer une équipe totale de 15 personnalités du Conseil. L’objectif étant de faire en sorte que les six régions au sud du Sahara soient représentées dans « le respect des diversités culturelles et des compétences et non linguistiques ».

Cette élection met ainsi fin à la plus grave crise de l’histoire de l’institution à un moment même où elle célébrait ses 25 ans (créée en 1988). A l'ouverture des travaux, le président par intérim, André Siaka et le secrétaire général ont annoncé que les difficultés rencontrées en 2013 ne favorisent pas la répartition de dividende. « Les administrateurs ne recommandent pas le versement d’un dividende dans la mesure où la maison mère a enregistré une perte » de 7,6 millions de dollars, a déclaré le secrétaire général, Samuel K. Ayim, lisant le rapport du Conseil sortant. Cela en dépit des ressources propres existantes.

Ainsi, l’engagement pris par le nouveau Pca, c’est d’y remédier. « Je suis heureux de dire que ces moments douloureux sont derrière nous. Nous serons tous unis pour relever les défis ». Il s’agit de l’engagement pour favoriser le fonctionnement de la banque selon les règles de responsabilité et de bonne gouvernance. Les normes les plus élevées de gouvernance seront respectées. La banque doit revenir à la redistribution des dividendes », a déclaré Emmanuel Ikazoboh. Qui pense pouvoir répondre à l’attente des parties. « J’ai l’expérience qu’il faut, suffisamment d’expériences. Je suis auditeur de formation, je sais ce que veulent les actionnaires et les partenaires », a-t-il assuré. Expliquant les pertes, il a dit que « les banques ont toujours des prêts non performants », l’essentiel étant de veiller à ce que cela soit amoindri.

Sinon qu’indépendamment des pertes du siège, le résultat 2013 a été jugé satisfaisant pour la banque qui opère dans 35 pays en Afrique et représentée dans quatre pays à l’extérieur. A preuve, le groupe affiche un bilan de 22,5 milliards de dollars américains et 2,1 milliards de dollars en capitaux propres.

Le groupe qui a été secoué par une grave crise de gouvernance en 2013, entend restaurer "la confiance" au sein de l'entreprise. Permettant ainsi de rassurer les actionnaires, clients et partenaires. C'est en tout cas l'enjeu de cette rencontre. C'est d'ailleurs sous le signe de "la consolidation et du progrès" que le président par intérim a ouvert les travaux en présence de nombreux actionnaires.

A l'ordre du jour de cette assemblée, sont inscrits cinq points: approbation des comptes, fin de mandats d'administrateurs, élection d'administrateurs, ratification de la cooptation d'un administrateur et renouvellement du mandat des commissaires aux comptes. Quant à l'Age, la modification des statuts de la société est inscrite à l'ordre du jour qui réaffirme son caractère panafricain.


PAULIN N. ZOBO
Envoyé spécial à Lomé (Togo)