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Développement durable: Le laboratoire mixte international LMI Nexus inauguré

mercredi, 15 mai 2019 17:41
Le laboratoire mixte international Climat- Eau- Energie-Agriculture en Afrique de l’Ouest et Services Climatiques 2019-2023 (Lmi Nexus) va rendre  plus compétitifs les centres de recherches en leur permettant de répondre aux standards internationaux de recherche. Le laboratoire mixte international Climat- Eau- Energie-Agriculture en Afrique de l’Ouest et Services Climatiques 2019-2023 (Lmi Nexus) va rendre plus compétitifs les centres de recherches en leur permettant de répondre aux standards internationaux de recherche. Crédits: DR

La cérémonie officielle d’inauguration de cette solution aux changements climatiques s’est déroulée le jeudi 9 mai, au Pôle scientifique et d’innovation du campus de Bingerville de l’Ufhb.

La France, à travers l’Institut de recherche pour le développement (Ird) et la Côte d’Ivoire, représentée par  le Pôle scientifique et d’innovation du campus de Bingerville de l’Université Félix Houphouët-Boigny (Ufhb), ont procédé à l’inauguration du Laboratoire mixte international Climat- Eau-Energie-Agriculture en Afrique de l’Ouest et Services Climatiques 2019-2023 (Lmi Nexus).

Ce modèle d’interdisciplinarité visant à comprendre l’évolution des différentes composantes du nexus eau-énergie-agriculture en Afrique de l’Ouest, leurs interrelations et leurs interactions avec le climat,  en vue de renforcer les services climatiques, a été officiellement inauguré le jeudi 9 mai,  au Pôle scientifique et d’innovation du campus de Bingerville. La cérémonie a eu lieu en présence de plusieurs personnalités dont la représentante de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire,  Annick Diener.

« Un service climatologique doit être en mesure d’accumuler des connaissances sur l’état passé, présent et futur du système climatique et de développer et fournir des -produits - et des conseils fondés sur ces connaissances », a défini la diplomate. La représentante de Gilles Huberson  a aussi rappelé que ce projet de renforcement des services climatiques   s’inscrit dans le cadre de l’Accord de Paris. «  Il est essentiel pour soutenir la réponse de l’Afrique au changement climatique », a-t-elle approuvé.

Le représentant de l’Institut de recherche pour le développement (Ird) en Côte d’Ivoire,  Jean Marc Hougard, a abondé dans son sens. Il a affirmé que « c’est un outil de renforcement des capacités de l’Ird en formation,  en innovation, mais aussi en recherche. Il a la  particularité d’être  coordonné à la fois par  un responsable en Côte d’Ivoire, en la personne du Pr Arsène  Kobea du Laboratoire de physique  de l’atmosphère  et de mécanique de fluides  et un autre  responsable,  Dr Arona Diedhiou. »

L’idée, a-t-il renchéri, c’est d’améliorer la production agricole par le moyen des services climatiques. Un objectif pris en compte  par  le Centre national de calcul des simulations numériques pour stimuler les agriculteurs sur le terrain…  C’est aussi  un moyen de préserver les  énergies fossiles.  Dans la pratique, « les  agriculteurs du pays pourront mieux gérer, mieux profiter du climat pour optimiser leur production », a avancé Jean Marc Hougard.

Le  directeur de la recherche,  Pr Bamba  Abou Dramane, représentant  la directrice  générale de la recherche  et de l’innovation,  Pr Pétronille Acray, est revenu sur l’enjeu de cette cérémonie d’inauguration. « C’est très important dans un contexte  de changement climatique où nos parents agriculteurs ne savent plus  quand il faut débroussailler, mettre les semences en terre…  Avec ce laboratoire, on  peut faire des recherches de pointe, proposer des services climatiques. Il va permettre également de d’informer avec précision nos parents sur comment modifier les périodes de semences et de récoltes», a-t-il dit.

Le laboratoire mixte international Climat- Eau-Energie-Agriculture en Afrique de l’Ouest et Services climatiques 2019-2023 (Lmi Nexus) a pour objectif de développer des services climatiques pour accompagner les économies locales et les politiques publiques d’atténuation des émissions de  gaz à effet de serre, d’adaptation pour une agriculture durable et de développement des énergies renouvelables.

Il a été inauguré dans un contexte où la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a identifié la transition énergétique et l’agriculture durable comme étant les deux priorités à mettre en œuvre pour tenir les engagements pris par les Etats dans leurs Contributions déterminées au niveau national (Cdn) et pour respecter l’Accord de Paris sur le climat.

Isabelle Somian


Projet LMI Nexus : De multiples avantages, selon Sandrine Anquetin de l’université de Grenoble

Le projet Nexus veut dire interconnexion.  Il vise à travailler sur  l’interrelation entre les secteurs de l’énergie,  de l’agriculture, de l’eau, du climat, a précisé la collaboratrice du Professeur  Arsène Kobea. A l’en croire ses avantages sont multiples pour la Côte d’Ivoire. Le LMI Nexus va permettre d’alimenter plusieurs secteurs d’activités. Notamment, le secteur de la production de l’électricité (fournir l’électricité à tous), le secteur agricole (capacité à produire du cacao, en grande quantité).  C’est tout aussi la possibilité de répondre aux besoins de la population locale en ressource en eau pour le besoin domestique. Cela se fera en lien étroit avec les besoins locaux… Citant un exemple, elle a dit ceci : « L’usage de l’eau, il est multiple. Donc si l’on veut prendre des décisions en cohérence avec les besoins locaux,  les besoins  qui sont liés  à l’évolution  démographiques, à l’évolution de l’agriculture..., on doit prendre des décisions qui tiennent comptent des contraintes de chacun de ces secteurs », a-t-elle démontré.

I. S