Développement de l’Afrique : Voici les propositions de la Bad
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Développement de l’Afrique : Voici les propositions de la Bad

jeudi, 28 juin 2018 00:37
Développement de l’Afrique : Voici les propositions de la Bad Crédits: Archives

Aujourd’hui, s’ouvre à Abidjan la 18e Assemblée générale de l’Agence pour l'Assurance du commerce en Afrique (Aca). Ce rendez-vous a été précédé, hier, de la 5e table ronde où des propositions pour le développement du continent ont été faites.

Développement de l’Afrique : Voici les propositions de la Bad

Le groupe de la Banque africaine de développement (Bad) rêve grand pour le continent noir, fort de ses 1,2 milliard d’habitants et des importantes matières premières dont il regorge. Pierre Guislain, vice-président de cette institution en charge du secteur privé, des infrastructures et de l’industrialisation, a réaffirmé cette ambition, le 27 juin, au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire de Cocody. C’était à l’occasion de la 5e table ronde de l’Agence pour l'Assurance du commerce en Afrique (Aca) qui précède, ce matin, sa 18e Assemblée générale. Amélioration du climat des affaires, intégration régionale, commerce intra-africain, transformation des matières premières, bonne gouvernance, développement des infrastructures, industrialisation sont, entre autres, les sujets abordés par le vice-président du groupe de la Bad (actionnaire de référence). Il est intervenu sur la problématique des investissements en Afrique. « Il y a d’énormes opportunités sur le continent », fait-il remarquer. Malheureusement, le continent n’en tire pas profit car il a une économie très peu diversifiée. La chute des cours de certaines matières premières, notamment le pétrole, a mis à mal de nombreuses économies du continent dont le Nigeria, par exemple. « La diversification offre un grand potentiel de croissance », dit-il.

Tout en invitant au renforcement du dialogue État-secteur privé et le développement des Partenariats publics-privés qui ont abouti à la réalisation d’importants projets (3e pont Hkb, aéroport Blaise Diagne de Dakar, Azito Energie…), le vice-président du groupe de la Bad rappelle la nécessité de développer le secteur agricole mais aussi minier en passant à la transformation afin d’accroître leur valeur ajoutée et ne pas dépendre totalement de l’extérieur.

Malgré la croissance régulière enregistrée par le continent au cours des dix dernières années (5% en moyenne), 120 millions d'Africains demeurent sans emploi, 42% de la population vit toujours en dessous du seuil de pauvreté, qui est de 1,25 dollar (environ 600 FCfa) par jour et près d'une personne sur quatre, reste sous-alimentée en Afrique subsaharienne, selon la Bad). Par ailleurs, plus de la moitié des Africains n’ont pas accès à l’eau et l’électricité. L’insécurité alimentaire est grandissante, le terrorisme aussi.

L’Aca veut accompagner l’Afrique

Face aux nombreux besoins, « les réformes sont nécessaires », estime Pierre Guislain. Et d’insister sur la stabilité, la promotion de la bonne gouvernance et les investissements dans les infrastructures. Aujourd’hui, grâce à une nouvelle analyse, les besoins en financement des infrastructures se situent désormais entre 130 et 170 milliards de dollars américains (entre 72150 et 94350 milliards de FCfa) contre 93 milliards de dollars (environ 51 615 milliards de FCfa). Et l’Aca, comme le soutient son directeur général George Otieno, ne veut pas rester en marge de ces défis. « Nous allons aider l’Afrique à atteindre ses objectifs de développement ».

Sous peu, l’institution qu’il dirige, créée en 2001 à l’Ile Maurice (basée actuellement au Kenya), devrait ouvrir deux bureaux, notamment au Bénin et en Côte d’Ivoire (adhésion respective en 2013 et 2017). Sa mission est de couvrir les risques de crédit et d’investissement liés à la conduite des affaires en Afrique. « L’Aca se présente comme une réponse adaptée à l’investissement », fait remarquer Siaka Fanny, représentant le ministère ivoirien de l’Économie et des Finances.  Jusqu’en 2016, l’Aca a soutenu des échanges et des investissements estimés à 19 250 milliards de FCfa dans de nombreux secteurs d’activité.

 

ANOH KOUAO

Lu 235 fois Dernière modification le jeudi, 28 juin 2018 00:39