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Des experts rassurent: "La nappe phréatique d’Abidjan ne peut être atteinte"

jeudi, 04 juillet 2013 19:04
Une vue d'un petit point d'eau Une vue d'un petit point d'eau Crédits: DR

« …Naturellement la nappe est protégée par plusieurs couches de roche, donc il ne peut pas y avoir d’atteinte », a soutenu M. Gosso.

Des experts rassurent: "La nappe phréatique d’Abidjan ne peut être atteinte"

Participant hier mardi à un panel, dans le cadre d’un atelier de renforcement des capacités des médias sur « le financement de l’eau et la protection de la ressource en Afrique de l’ouest », des experts, notamment le directeur de production à la Sodeci, Gosso François Olivier et Siméon Zoko Baoua, chef de service de la réglementation à  la direction des ressources en eau, ont rassuré que la nappe phréatique qui alimente la ville d’Abidjan n’est nullement menacée par une quelconque pollution de quelque source que ce soit. 

« …Naturellement la nappe est protégée par plusieurs couches de roche, donc il ne peut pas y avoir d’atteinte », a soutenu M. Gosso.  Mieux, face à la pression démographique, l’Etat ivoirien multiplie les études et les recherches d’une nappe de grande capacité en vue de satisfaire les besoins des populations. L’exploitation d’une nappe similaire à celle d’Abidjan vers Bonoua s’inscrit dans cette démarche.

« Les rumeurs font état de ce que la nappe d’Abidjan est polluée, c’est pourquoi on s’est tourné vers Bonoua. Il n’en est rien du tout ! La nappe d’Abidjan est en situation de saturation à cause de la forte demande  due, elle-même, à la population galopante. La nappe de Bonoua vient donc en appui à celle d’Abidjan pour  résorber les questions de pénurie auxquelles les populations sont confrontées. C’est vraiment une solution à l’horizon 2015 », assure le directeur de production de la Sodeci dans la zone d’Abidjan.

Il a également révélé qu’une autre nappe phréatique a été découverte dans la zone d’Aghien, à Cocody. Les études sont actuellement en cours en vue de son exploitation. « Nous sommes, avec le ministère en charge de l’eau, en train de  développer de nouvelles politiques qui nécessitent de gros investissements, en vue de solutions durables à la problématique de l’eau en Côte d’Ivoire », a-t-il ajouté. A ce niveau, des engagements ont été  pris par l’Etat ivoirien, à en croire Seydou Dembelé, chef service dépenses de l’Etat.

Dans sa présentation portant sur « les mécanismes de financement de l’eau : les différents scenarii», il a insisté sur le fait que les prestations relatives à la fourniture et à la distribution de l’eau potable ont un coût. Selon lui, les factures d’eau contribuent au financement et au renouvellement des infrastructures. Aussi, pour l’atteinte des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) en Côte d’Ivoire, en matière d’eau, il a indiqué que l’Etat ivoirien devra investir plus de 645 milliards de Fcfa de 2009 à 2015. Tout en rappelant les réformes entreprises, il a levé un coin du voile sur le cadre institutionnel et réglementaire et les difficultés auxquelles il est confronté.

Au nombre des sources de financement, il a cité les règlements des factures surtout en milieu urbain permettant d’alimenter le Fonds de développement de l’Eau (Fde) et le Fonds national de l’Eau (Fne), en plus des ressources propres de l’Etat et celles provenant des bailleurs de fonds.

Co-organisé par  l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn) et le Partenariat régional de l’eau pour l’Afrique de l’Ouest (Gwp/Ao), cet atelier va consacrer sa troisième journée, aujourd’hui, à une visite de terrain guidée par la Sodeci.

GERMAINE BONI