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Dangers liés aux déchets d’équipements électriques: Les ferrailleurs et mécaniciens sensibilisés

mardi, 16 avril 2019 17:46
Dangers liés aux déchets d’équipements électriques: Les ferrailleurs et mécaniciens sensibilisés Crédits: DR

Le ministère de l’Environnement et du Développement durable (Medd) a convié, le 13 avril 2019, les membres de l’Association des ferrailleurs, casses et mécaniciens de Côte d’Ivoire (Afecamci) à une séance de travail et d’information sur le projet de gestion écologiquement rationnelle des émissions involontaires de polluants organiques persistante (Upop) et de diphényles éthers polybromés (Pbde) provenant des déchets industriels.

Procédant à l’ouverture des travaux, Dr Gustave Aboua, directeur du Développement durable, représentant le ministre Joseph Séka Séka, a souligné que la rencontre avait pour but, d’une part, de permettre aux responsables des collectivités locales de comprendre l’importance du projet et sa viabilité pour le secteur public, et d’autre part, d’obtenir le soutien de ces responsables. Toute chose qui permettra aux parties prenantes et à l’équipe du projet de bien lister les besoins réels existants. M. Aboua a, par ailleurs, déploré que la capitale économique de la Côte d’Ivoire, Abidjan, est sérieusement menacée par la prolifération des déchets industriels. « La gestion des rebuts de véhicules en fin de vie et des carcasses plastiques d’équipements électriques et électroniques contenant des Ppos est un véritable défi pour notre pays. Tous ces rebuts sont brûlés souvent à ciel ouvert afin de récupérer des métaux lourds. Ce procédé entraine la pollution de l’air », a-t-il noté. D’où l’importance de cette rencontre qui permettra, selon lui, aux membres de l’Afecamci d’être sensibilisés aux bonnes pratiques et techniques en matière de gestion écologiquement rationnelle, à travers le projet Upop. « Ce projet, tout en débarrassant nos agglomérations des déchets industriels, permettra à nos concitoyens d’occuper des emplois verts, sources de revenus », a précisé l’émissaire du ministre en charge de l’Environnement.

 

Quant au représentant de l’Onudi en Côte d’Ivoire, Tidiane Boye, principal partenaire de ce projet, il a fait observer qu’en Afrique, par exemple, 50 000 tonnes de pesticides périmés contaminent les sols, les eaux et les sources d’aliments. Pour lui, ce projet va apporter des solutions spécifiques à la gestion des déchets électroniques et des véhicules en fin de vie. Soulignons que ce projet est mis en œuvre grâce à une collaboration entre l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), avec un financement du Fonds pour l’environnement mondial (Fem), et du gouvernement ivoirien à travers le (Medd).

EMELINE P AMANGOUA