Château d’eau de N’Dotré : Duncan apporte de l’eau potable à 400 000 usagers
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Château d’eau de N’Dotré : Duncan apporte de l’eau potable à 400 000 usagers

mardi, 23 avril 2013 22:04

Les travaux de construction du château d’eau de N’Dotré ont été lancés. Le Premier ministre en a profité pour déballer son projet pour l’ensemble du pays.

Dans douze petits mois, le manque d’eau potable dans le District d’Abidjan ne sera plus qu’un vieux souvenir, notamment à Abobo et Anyama. Le Premier ministre a engagé, mardi, la construction du château d’eau de N’Dotré qui va alimenter au moins 400.000 usagers de ces deux communes d’Abidjan.

Selon Daniel Kablan Duncan, la construction de cet ouvrage, qui coûtera 5,4 milliards de Fcfa, est le symbole du retour des investissements en matière d’infrastructures hydrauliques. En fait, ce château d’eau constitue l’un des maillons essentiels dans la chaîne d’approvisionnement des populations de ces zones. «Il est inacceptable de constater que notre pays dispose de ressources suffisantes en eau potable, mais d’infrastructures insuffisantes pour amener l’eau au robinet des populations», s’indigne le chef du gouvernement. Grâce à un réservoir surélevé de 5 000 m3, le château d’eau permettra une régulation de la distribution de l’eau dans les ménages en maintenant une pression constante dans les canalisations.

Mais au-delà de la ville d’Abidjan, des études pour la réhabilitation des centres de production des 31 régions et 76 départements sont en cours et déboucheront sur des travaux d’envergure, capables de réduire durablement le déficit dans les villes de l’intérieur. Pour M. Duncan, l’absence d’investissement, pendant toute une décennie, a entraîné un déficit important d’approvisionnement en eau potable, aussi bien en milieu urbain que rural. Ce déficit, avant la reprise des investissements nouveaux, était de 30 % à Abidjan et d’environ 50 % à l’intérieur du pays. Aujourd’hui, dit-il, d’importants investissements ont été réalisés ou sont en cours de réalisation sur tout le territoire national.

Ils sont issus de diverses sources de financement : les bailleurs de fonds, le budget spécial du Programme présidentiel d’urgence (Ppu), le Fonds de développement de l’eau (Fde) et le Trésor public. Au niveau de la ville d’Abidjan, en attendant la mise en service des infrastructures financées notamment par les bailleurs de fonds, qui ne seront pas achevées avant 2014, l’Etat a décidé de la réalisation du programme d’urgence de près de 48 milliards de Fcfa, comprenant  une première phase de 29 milliards qui aura un impact direct sur la desserte  et une deuxième phase de 19 milliards qui aura un impact sur la sécurisation du réseau. Ces travaux ont commencé dès 2013. Ils comprennent, à la fois, l’accroissement de la production (réalisation et équipement de forages), mais également l’accroissement de la capacité de stockage et de transport, de la protection des infrastructures et de la sécurisation des alimentations en eau.

Des infrastructures structurantes

Le Premier ministre révèle que ce plan d’urgence d’Abidjan se décline en trois niveaux : la production, le transport, la distribution et le stockage. Au niveau de la production, des actions immédiates visant à améliorer les conditions d’hygiène et de vie des populations permettront d’améliorer significativement la continuité de service dans plusieurs quartiers d’Abidjan, notamment l’île de Petit-Bassam, Yopougon, Abobo, Riviera Palmeraie extension et Djorobité, en attendant la mise en service des infrastructures structurantes de Niangon 2, Bonoua, Songon et sur le fleuve Bandaman.

Il convient de souligner que concernant la production à partir du fleuve Bandaman, le secteur privé national et international sera invité à participer à un appel d’offres (en qualité de producteur indépendant, comme dans le secteur de l’électricité), pour cette grande réalisation qui amènera l’eau à Abidjan, sur une distance de plus de 100 km.

Au niveau du transport et de la distribution, pour tirer un meilleur profit du renforcement de production qui sera réalisé dans le cadre du présent plan d’urgence, mais également dans les projets structurants à venir, il faut pouvoir évacuer les flux produits en quantité et les conduire par des branchements aux abonnés. Or, fait observer Daniel Kablan Duncan, les capacités des réseaux de transport et de distribution sont saturées. Par conséquent, même si aujourd’hui, la capacité de production était accrue, admet-il, elle n’aurait pas l’impact attendu sur l’amélioration du taux de desserte, si les réseaux de transport et de distribution ne sont pas également densifiés, surtout dans les quartiers déjà équipés où le taux démographique et l’urbanisation ont explosé.

Au niveau du stockage, en fonctionnement optimal, la capacité de stockage doit représenter 1/5 des besoins journaliers. Abidjan dispose, à ce jour, d’une capacité de stockage de 76 000 m3, qui reste inférieur à un stockage en adéquation avec un besoin de 500 000 m3/j.

Lanciné Bakayoko

 

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