Bois : Des sociétés de San Pedro ferment en cascade

Bois : Des sociétés de San Pedro ferment en cascade

lundi, 20 mai 2013 15:36

Ce vent de morosité qui souffle sur l'activité économique dans la seconde ville portuaire du pays inquiète sérieusement les opérateurs de ces secteurs.

Bois : Des sociétés de San Pedro ferment en cascade

Sale temps pour les scieries et les usines de conditionnellement ou de broyage de fèves de cacao implantées à San-Pedro.

En effet, certaines industries de bois et de cacao ont fermé, d'autres sont en voie de l'être. Ce vent de morosité qui souffle sur l'activité économique dans la seconde ville portuaire du pays inquiète sérieusement les opérateurs de ces secteurs.

Saisissant l'instant d'une importante rencontre d'échanges entre le préfet de région Coulibaly Ousmane et les opérateurs économique de San-Pedro le jeudi 02 mai en marge de la fête du travail à la salle du Rotary, Lakiss Ali, président des opérateurs économiques et des dirigeants d'entreprises de San-Pedro, et Gueu Gilles, porte-parole des opérateurs du bois, ont interpellé que les autorités étatiques afin qu'elles prennent des mesures idoines pour sauver les emplois "Monsieur le préfet, sur 25 sociétés de conditionnement de cacao, seules 05 continuent de travailler normalement.

Celles qui font la transformation des fèves en produits semi-finis, sont totalement aux arrêts à cause de manque de cacao." a dépeint le directeur général de Saf-Cacao et Choco Ivoire. Selon Lakiss, cette situation est imputable au Conseil du café-cacao (Ccc) qui soumet les entreprises à des mesures qu'elles ne peuvent pas respecter.

Pour ce qui est du "grainage", Lakiss a plaidé pour que le Ccc fasse preuve de flexibilité du fait de la taille des fèves récoltées durant cette seconde moitié de la campagne: " A cause de leurs petites tailles, les fèves sont "pauvres" en graisses ou beurre de cacao et il est difficile de trouver le taux de grainage exigé par le Ccc à l'entrée des 'usines; cela crée une pénurie de matière première" a-t-il plaidé.

Gueu Gilles, directeur de African Industrie, s'est insurgé contre les tracasseries dont sont l'objet les scieries. Il a déclaré que de nombreuses scieries ont mis la clé sous le paillasson du fait des harcèlements de la police forestière "La police forestière exerce une pression énorme sur les opérateurs du bois au motif qu'elle recherche des fraudeurs. Elle immobilise nos activités et concourt à la fermeture des sociétés" a-t-il fulminé sa colère.

Deux responsables de l'Import/ Export du chocolatier Saco et de l'hévéaculteur Sogb ont dénoncé les nouvelles procédures d'empotages et d'embarquement de la masse de cacao et du latex édictées par la Direction générale du port à travers la circulaire 1581. Leurs argumentaires ont été corroborés par Lhoes, chef d'Agence de Bolloré Africa logistics et manutentionnaire de Saco et Sogb au port de San-Pedro."

La nouvelle façon d'embarquer les conteneurs nous crée des dommages structurels et financiers" ont-ils dénoncé. Initiateur des échanges, le préfet Coulibaly Ousmane, entouré des directeurs régionaux de l'Inspection du travail, de la Cnps, des Affaires sociales, de l'Agepe et du Ccc, s'est engagé à traiter avec diligence les questions qui relèvent de sa responsabilité. Pour les autres doléances, il a promis de les transmettre au gouvernement. Et dans la perspective de la prochaine visite du président dans la région, Coulibaly Ousmane a rassuré ses interlocuteurs de sa volonté d'élaborer une sorte de livre-blanc pour le chef de l'État dans le but de l'imprégner de l'environnement des affaires dans la seconde ville portuaire de la Côte d'Ivoire.
Cote d'Ivoire

Le Nouveau Réveil

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