Banques publiques: l’APBEF-CI attend de « voir la faisabilité » du projet de privatisation

dimanche, 19 mai 2013 14:00

[19-05-2013. 14h00] Des études sont en cours, sur la privatisation des banques publiques ivoiriennes. Cette dernière, devrait se faire "dans un souci de préservation des acquis, de l’ordre social et des clients", selon Serge Kouamelan, directeur exécutif de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire (APBEF-CI).

Banques publiques: l’APBEF-CI attend de "voir la faisabilité"  du projet de privatisation


Le président ivoirien, Alassane Ouattara, annonçait en janvier dernier, devant des opérateurs économiques à Paris, que "l’Etat n’a pas sa place dans le secteur bancaire", tout en soutenant que ces établissements servaient, la plupart du temps, à "financer des leaders politiques".


L’association professionnelle de banque, estime, pour sa part, qu’elle « n’a pas de mots à dire », car tout est question de ceux qui dirigent l’institution financière. Selon l’organisation, en effet, la privatisation des banques publiques, relève « des décisions du Conseil d’administration de l’actionnaire majoritaire, par conséquent, de ses managements ».


Aussi, M. Kouamelan, a-t-il indiqué que l’APBEF-CI attend les résultats des études en cours actuellement et qui permettre de "voir la faisabilité" du projet de privatisation des banques publiques ivoiriennes. Pour l’heure, « nous n’avons pas encore de retour, donc attend », a-t-il ajouté. Néanmoins, a souhaité le directeur exécutif de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers de Côte d’Ivoire, ces études devraient, en principe, se faire "dans un souci de préservation des acquis, de l’ordre social et des clients".


Le portefeuille bancaire de l’État de Côte d’Ivoire est constitué de la Banque nationale d’investissement (Bni), Versus Bank, la Banque de l’habitat de Côte d’Ivoire (Bhci), la Caisse d’épargne, devenue La Caisse nationale des caisses d'épargne (Cnce).


 La Banque pour le financement de l’agriculture (Bfa), est également un patrimoine de l’Etat. Spécialisée dans le financement des projets agricoles, elle appuie surtout le secteur du cacao dont la Côte d’Ivoire est premier  producteur mondial.
 
Ghislaine ATTA
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(avec Alerte Info)

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