Banque mondiale : "L’érosion côtière fait peser des pressions accrues sur l’environnement…"
  • Accueil
  • Economie
  • Banque mondiale : "L’érosion côtière fait peser des pressions accrues sur l’environnement…"

Banque mondiale : "L’érosion côtière fait peser des pressions accrues sur l’environnement…"

vendredi, 13 avril 2018 15:48
Banque mondiale : "L’érosion côtière fait peser des pressions accrues sur l’environnement…" Crédits: Archives

Les zones côtières représentent environ 42 % du Pib de l’Afrique de l’Ouest.

Banque mondiale : "L’érosion côtière fait peser des pressions accrues sur l’environnement…"

Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui une enveloppe de 210 millions de dollars pour le financement d’un projet régional destiné à renforcer la résilience des habitants du littoral de six pays d’Afrique de l’Ouest : Bénin, Côte d’Ivoire, Mauritanie, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal et Togo.

Le Projet d’investissement dans la résilience est mené dans le cadre du Programme de gestion du littoral ouest-africain (Waca) et piloté par les pays qui en bénéficient. Il a pour objectif de promouvoir diverses mesures de lutte contre l’érosion côtière : fixation des dunes, restauration de zones humides et de mangroves, rechargement des plages et construction d’ouvrages de protection et de digues. Ce projet contribuera à réduire les inondations en restaurant les lagunes et les systèmes de drainage et en améliorant la gestion des bassins versants. Des interventions auront également pour but de lutter contre la pollution par un meilleur traitement des déchets marins et des déchets industriels ou municipaux, ainsi que des déversements d’hydrocarbures.

«Le Projet d’investissement dans la résilience-Waca est une réponse collective au besoin urgent de lutter contre la dégradation du littoral selon une approche régionale et intégrée. Cette opération va permettre de renforcer la résilience des populations ouest-africaines et transformer leurs moyens de subsistance », résume Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique.

Les zones côtières représentent environ 42 % du Pib de l’Afrique de l’Ouest. Elles accueillent près d’un tiers de la population, qui est donc particulièrement vulnérable aux conséquences du changement climatique. L’érosion côtière, aggravée par des inondations fréquentes, la croissance démographique et le développement sauvage du littoral fait peser des pressions accrues sur l’environnement et les ressources de cette région.

Afin d’attirer davantage d’investisseurs et d’assurer un financement durable, le projet apportera une assistance technique pour la mise en place de processus d’aménagement du territoire intégrés au niveau régional ; il appuiera en outre l’élaboration d’un rapport annuel sur l’état des côtes ouest-africaines, ainsi que la révision et l’application des lois et protocoles visant à garantir un littoral sain et productif.

Le nouveau projet s’attachera à stimuler la coopération régionale dans le domaine de la lutte contre l’érosion côtière en collaborant avec les quatre organisations suivantes : l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), la Convention d’Abidjan, le Centre de suivi écologique (Cse) de Dakar et l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn).

L’enveloppe totale se compose d’un crédit de 120 millions de dollars et d’un don de 70 millions de dollars de l’Association internationale de développement (Ida), ainsi que d’un financement de 20,23 millions de dollars du Fonds pour l’environnement mondial (Fem). Le Fonds nordique de développement (Ndf) apportera par ailleurs 13,1 millions d’euros supplémentaires pour améliorer la résilience des zones côtières. Enfin, le Fonds français pour l’environnement mondial financera à hauteur de 1,3 million d’euros des solutions de lutte contre l’érosion côtière axées sur l’aménagement du territoire et sur le développement d’infrastructures légères et naturelles.

Il est prévu que d’autres partenaires se joignent à cette initiative par le biais d’une nouvelle plateforme qui renforcera le transfert de connaissances, mobilisera des sources de financement supplémentaires et facilitera le dialogue politique entre les pays.

Lu 463 fois Dernière modification le vendredi, 13 avril 2018 16:00