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Autoroute Abidjan-Lagos: Les États concernés font le point

lundi, 27 mai 2013 08:16
À l’instar de l’autoroute du nord, celle reliant Abidjan à Lagos va desservir plusieurs états de l’Afrique de l’ouest. À l’instar de l’autoroute du nord, celle reliant Abidjan à Lagos va desservir plusieurs états de l’Afrique de l’ouest. Crédits: archives

Les Chefs d’Etat membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao), concernés par la construction de l’autoroute Abidjan - Lagos, ont saisi l’occasion de leurs retrouvailles, à la faveur du cinquantenaire de l’Ua, pour se pencher, une nouvelle fois, sur ce projet.

Autoroute Abidjan-Lagos: Les États concernés font le point

L’on se souvient qu’en février dernier, en marge de la 42e session ordinaire de l’organisation, ils avaient pris la décision d’en faire une réalité. Il s’en est suivi, le 22 avril, à Abuja, une première réunion du comité de pilotage qui a arrêté un certain nombre de propositions à soumettre aux Chefs d’Etat en vue d’accélérer la réalisation de ce projet.

Les Présidents Alassane Ouattara pour la Côte d’Ivoire, John Dramani Mahama pour le Ghana et Goodluck Jonanthan pour le Nigeria ont pris part à cette séance de travail. Les deux autres pays concernés (Togo et Bénin) étaient représentés par leurs ministres des Affaires étrangères.

Cette rencontre, au dire du ministre des Infrastructures économiques, Patrick Achi,  avait pour objet de valider les propositions qui avaient été faites à Abuja afin de rapidement mettre en œuvre ce projet autoroutier. « Le principe a été arrêté que ce sera une autoroute de six voies. Il a convenu que le dispositif juridique qui va être mis en place pour construire et gérer cette autoroute sera un dispositif supranational qui va donc s’imposer à l’ensemble des pays »,  explique-t-il.

Une fois cette autoroute construite, dans le cadre de dispositif juridique, toutes les barrières, de quelque nature que ce soit, entre les différents pays, seront, pour la plupart, levées de façon qu’on puisse aller d’un point à un autre sans rencontrer aucun blocage, a-t-il ajouté.

Ce projet sera fait dans le cadre d’un partenariat public - privé avec une présence du privé non  seulement dans la construction et la levée des fonds mais également dans les fonds de cet ouvrage qui sera construit. Les Chefs d’Etat, selon le ministre Patrick Achi, ont également insisté sur le fait que la volonté politique qui préside à ce projet est plus que jamais forte: « Il n’y a donc aucun souci que les financements pourront se lever avec la garantie de l’Etat et avec les annonces des bailleurs de fonds et qu’il puisse avancer plus rapidement ».

Un point d’avancement des travaux sera fait lors de la prochaine réunion de la Cedeao qui aura lieu à Abuja du 17 au 18 juillet.

Pour la gestion du projet, il a été décidé de mettre en place un comité de pilotage constitué des ministres des cinq pays concernés. Sur proposition du président en exercice de la Cedeao, M. Alassane Ouattara, la présidence de ce comité a été confiée au Nigeria.

Elvis Kodjo

Envoyé spécial à Addis-Abeba