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Assemblées générales d’Afreximbank : Lancement du rapport africain 2018 sur le commerce

mercredi, 11 juillet 2018 12:02
Assemblées générales d’Afreximbank : Lancement du rapport africain 2018 sur le commerce Crédits: Kamagaté Issouf

Selon son président, ce rapport met en avant la zone de libre échange continental et il est important pour l’Union africaine (Ua) de s’approprier ce document pour améliorer la libre circulation des biens et des personnes voire le commerce intra-africain.

Assemblées générales d’Afreximbank : Lancement du rapport africain 2018  sur le commerce

Le président de la Banque africaine d’import export (Afreximbqank), Dr Benedict Oramah, a lancé ce mercredi 11 juillet, à Abuja (Nigeria), le rapport africain 2018 sur le commerce. C’était à l’ouverture des 25e assemblées générales d’Afreximbank.

Selon son président,Dr Benedict Oramah, ce rapport met en avant la zone de libre échange continental et il est important pour l’Union africaine (Ua) de s’approprier ce document pour améliorer la libre circulation des biens et des personnes voire le commerce intra-africain.

Il a précisé : « Le commerce intra-africain ne représente que 15 pour cent du commerce total de l’Afrique, alors qu’en Europe le chiffre atteint 67 pour cent. Nous avons besoin de développer l’industrialisation, d’accroître le commerce intra-africain, et de ne plus dépendre des matières premières, en créant davantage de valeur ajoutée et en diversifiant les exportations. L’Accord de la Zone de libre-échange continentale africaine et le Cinquième plan stratégique d’Afreximbank soulignent la nécessité de cette transformation structurelle des économies africaines ».

Les auteurs du rapport estiment que la Zone de libre échange continental africaine (Zlec) doit aller plus loin qu’une réduction de 100 pour cent des tarifs douaniers sur tous les produits, étant donné que les barrières non-tarifaires représentent également des contraintes majeures sur le marché intra-africain. Ces barrières non-tarifaires comprennent les normes, les procédures douanières, les obstacles techniques, les licences, les interdictions, les restrictions de distribution, les restrictions sur l’approvisionnement, les mesures liées à la concurrence et les règles d’origine. La suppression de ces barrières, qui ajoutent des coûts aux importations pour la production intérieure et les investissements, stimulerait la production intérieure et améliorerait l’intégration des produits d’exportation dans la chaîne de valeur.

Dr Hippolyte Fofack, économiste en chef à Afreximbank, a souligné : « La Zlec doit mettre l’accent sur les politiques promouvant la diversification des exportations pour chaque État membre. En outre, il est important d’encourager la fabrication de biens utilisant davantage de technologie. Compte tenu de la moyenne actuelle de technologie et de compétences dans le commerce intra-africain, la Zlec semble être bien positionné pour accroître le volume de produits manufacturés utilisant la technologie ».

D’après le rapport, plus de 80 pour cent du commerce en Afrique vient du reste du monde, tandis que la part du continent dans le commerce mondial demeure inférieure à 3%, en partie à cause de la taille réduite de nombreuses économies africaines qui limite leur poids dans le monde. Et, les économies africaines vont connaître une croissance de 4,1 % en 2018.

Avant le lacement du rapport, la ministre de la République fédéral du Nigeria, Kemi Adeosun a ouvert les travaux de ces 25e assemblées générales, en présence du président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa. Ce dernier a entièrement adhéré à la zone de libre échange. Qui pour lui, offre plusieurs opportunités, comme la maîtrise des conflits, la réduction du chômage. « Notre gouvernement est entrain de travailler sur la question d’autant plus que l’Afrique du Sud est devenue l’oasis pour bon nombre de personnes », dit-il.

Cyril Ramaphosa a également évoqué le problème du chômage dans son pays. Qui a malheureusement pris une autre tournure. Dans la mesure où certains chômeurs n’admettent pas que des étrangers puissent avoir du travail en Afrique du sud, au moment  où eux ils sont en quête. Mais, rassure-t-il « Le gouvernement a pris des mesures contre tous sortes de violences, de xénophobies et d’activités criminelles envers des migrants ». Pour lui ces attitudes sont un frein au projet de libre échange.

 

Kamagaté Issouf

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