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9e Conférence des ministres en charge de l’élevage de l’Union africaine : La Côte d’Ivoire s’engage à consacrer 10 % de son Pib à l’agriculture

jeudi, 18 avril 2013 22:16

Le Chef de l’état, Alassane Ouattra, a décidé de mettre le secteur agricole au centre de son programme de développement du pays

La Côte d’Ivoire va consacrer désormais, annuellement, 10% de sa richesse (Pib) au financement de l’agriculture dont 30% à l’élevage. Voilà en substance, ce qu’a affirmé, hier, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Hamed Bakayoko, qui se faisait, ainsi, l’écho du discours du Président de la République,      Alassane Ouattara, qu’il        représentait, à la 9e Conférence des ministres en charge de l’élevage de l’Union africaine qui se tient à Abidjan. «Le secteur agricole qui occupe plus des 2/3 de la population active et qui contribue à plus de 40 % au Pib est une priorité de mon gouvernement. J’ai décidé de consacrer au moins 10% du budget national par an à l’agriculture et 30 % de cette allocation agricole à l’élevage pour leur permettre de jouer le rôle de catalyseur du développement, à travers le secteur privé. Et, le gouvernement œuvre inlassablement afin de sortir notre pays de la dépendance en matière de protéine animale », déclare le Président de la République, dans son discours lu par Hamed Bakayoko.

 

L’affectation de ressources importantes à l’agriculture s’explique par l’impact négatif de la décennie de crise sur ce secteur, quasiment, laissé pour compte, explique le Chef de l’Etat ivoirien dans son discours.  Lequel précise que le Programme national agricole qui est une déclinaison du Programme national de développement du pays allant jusqu’à 2015, sera financé dans « une large mesure sur les retombées positives de l’allègement de la dette extérieure, issues du point d’achèvement de l’initiative PPTE ».

 

Dans son discours, Président Alassane Ouattara a insisté, en outre, sur les dangers que font planer les maladies animales transfrontalières et les zoonoses endémiques qui constituent une menace constante, aussi bien pour le continent que pour le reste du monde. Ce, en raison de leur impact négatif sur le plan économique, commercial et de la sécurité alimentaire. « Une lutte efficace contre les maladies animales transfrontalières et les zoonoses exige donc la coopération entre les pays. Et nos experts vétérinaires ont la lourde responsabilité de nous rassurer en éradiquant définitivement ces maladies qui entravent le développement de notre élevage », souligne le Chef de l’Etat ivoirien.

 

Avant le représentant du Chef de l’Etat, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Adjoumani, a  rappelé que  l’élevage se présente, aujourd’hui, comme un secteur stratégique voire un indice de développement destiné à améliorer sa contribution à la réduction de la pauvreté et à la croissance économique durable.

 

Aussi s’est-il réjoui de savoir que  les travaux des experts africains de l’élevage qui ont précédé cette cérémonie d’ouverture «ont revêtu le sceau du sérieux et de la compétence ». Les travaux de cette 9e Conférence prennent fin, aujourd’hui.

 

David Ya

 

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