Presse publique d’Afrique de l’ouest: Vers la mise en place d’un groupement d’éditeurs

vendredi, 06 juin 2014 19:37
Photo de famille après la séance de travail du DG de Fraternité Matin et ses pairs Photo de famille après la séance de travail du DG de Fraternité Matin et ses pairs Crédits: Germaine Boni

[06-06-2014. 20h00] L’idée a germé à partir du partenariat qui existe déjà entre Fraternité Matin et Sidwaya dans le cadre global du traité de coopération et d’amitié signé entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso.

Presse publique d’Afrique de l’ouest: Vers la mise en place d’un groupement d’éditeurs

Le directeur général de Fraternité Matin, Venance Konan, a été choisi par ses pairs du Sénégal, Niger et Burkina Faso pour conduire un comité transitoire qui va aboutir à la mise en place du Groupement des éditeurs de presse publique d’Afrique de l’ouest (Geppao). C'était à l’issue d’une séance de travail qui s’est tenue, ce vendredi 6 juin, au siège du quotidien burkinabé Sidwaya, à Ouagadougou (Burkina Faso).

En effet, l’idée a germé à partir du partenariat qui existe déjà entre Fraternité Matin et Sidwaya dans le cadre global du traité de coopération et d’amitié signé entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso. « J’ai invité dans ce sens le directeur général de Sidwaya, Rabankhi Abou-Bâkr Zida, à Abidjan. Nous avons travaillé sur le projet que nous avons transmis aux autres. Nous devrions profiter de l’anniversaire de Sidwaya pour mettre en place ce groupement. Malheureusement, ce sont le Sénégal et le Niger qui ont pu être présents. Nous sommes donc quatre membres fondateurs de cette structure fédératrice. Ils m’ont chargé de mettre en place les statuts pour que l’assemblée générale constitutive se tienne à Abidjan, à l’occasion du cinquantenaire de Fraternité Matin », a confié Venance Konan.

Mais avant cette assemblée générale constitutive, le directeur général de Fraternité Matin devra faire un lobbying auprès des organismes régionaux, notamment l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) sur laquelle compte s’appuyer cette nouvelle organisation sous-régionale, la première au niveau de la presse d’État qui veut se mettre au service du développement de la région. Il s’agit concrètement pour le Geppao de créer un véritable lien d’amitié et de solidarité entre ses membres, de mutualiser les efforts et les moyens pour réussir les missions d’informations, de formation des opinions publiques, de promouvoir et de développer des services et des établissements dont ils sont responsables, ainsi que des relations avec des organismes analogues tant en Afrique que dans le monde.

Le Geppao vise aussi la création d’espaces de réflexions et de partenariats entre les journaux de service public d’Afrique de l’ouest, ainsi que les échanges d’expériences et d’articles de presse. Cette organisation tient compte des liens historiques d’amitié et de fraternité unissant les pays de l’Afrique de l’ouest  et tire sa source dans la volonté des États ouest-africains de construire un espace communautaire intégré « pour accélérer le développement économique des États et la réalisation des aspirations des peuples de la région au progrès et à la prospérité ».

En définitive, les États et les institutions sous-régionales devront soutenir ce nouveau groupement de la presse écrite de service public qui veut prendre sa place dans la consolidation de l’intégration « à travers un partenariat responsable pour une information libre, plurielle, juste et constructive ».


GERMAINE BONI
envoyée spéciale à Ouagadougou