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Presse: Le CNP sanctionne Notre Voie et suspend un journaliste pour un mois

mercredi, 28 janvier 2015 07:36

"Le journaliste y soutient sans réserve, ni preuve, que depuis le départ à la retraite du chef d’État-major, l’armée ivoirienne serait sans chef et que le pressenti au poste, le général Touré Sékou, chef d’État-major adjoint, émettrait des réserves avant d’occuper les nouvelles fonctions en raison des maux et problèmes qui mineraient l’armée. Que par conséquent, le poste serait vacant", explique la note.

 

 

 

 Presse: Le CNP sanctionne Notre Voie et suspend un journaliste pour un mois

Le Conseil national de la presse (Cnp) a infligé à l’entreprise de presse, La Refondation SA, éditeur du quotidien Notre Voie, une sanction pécuniaire d’un million Fcfa et a suspendu d’écriture, le journaliste Didier Dépry, pour une durée d’un mois, pour "violation de la règle de l’équilibre de l’information".

Selon un communiqué de l’organe de régulation publié lundi 26 janvier, le quotidien Notre Voie a affiché à la Une de son édition N°4903 du lundi 5 janvier 2015, le titre suivant: "Malaise dans l’armée, Soumaïla Bakayoko s’en va". L’article fait état d’un malaise qui prévaudrait au sein de l’armée suite au départ à la retraite du général de Corps d’Armée Soumaïla Bakayoko, chef d’Etat-major général des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) depuis la fin du mois de décembre 2014.

"Le journaliste y soutient sans réserve, ni preuve, que depuis le départ à la retraite du Chef d’Etat-major, l’armée ivoirienne serait sans chef et que le pressenti au poste, le Général Touré Sékou, chef d’Etat-major adjoint, émettrait des réserves avant d’occuper les nouvelles fonctions en raison des maux et problèmes qui mineraient l’armée. Que par conséquent, le poste serait vacant", explique la note.

L’organe de régulation précise que l’information du départ de Soumaïla Bakayoko à la retraite n’a fait l’objet d’aucune annonce officielle de la part d’autorités politiques ou militaires plus de deux semaines après la publication de l’article incriminé, ni  la rédaction de Notre Voie, ni M. Didier Depry auteur de l’article, n’ont trouvé opportun de rectifier l’information.

"Outre la violation de la règle de l’équilibre de l’information, ces écrits sont d’une extrême gravité en ce qu’ils sont de nature à entamer la sérénité de l’armée et font peser des menaces sur la sécurité du pays et la tranquillité des populations", soutient le communiqué.

L’entreprise de presse La Refondation SA, éditrice du quotidien Notre Voie et le journaliste Didier Depry disposent chacun en ce qui le concerne, d’un délai de trente (30) jours à compter de la notification de la décision, pour saisir la juridiction administrative compétente, fait savoir le document.

Esther N’Guessan

Correspondante communale