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Presse: L’ANP reçoit l’Union nationale des correcteurs

mercredi, 22 août 2018 13:19
N’Dri Bonfils, le président des professionnels de la correction, a remis le document contenant les attentes des correcteurs-relecteurs à Francis Domo, directeur de la presse à l'ANP. N’Dri Bonfils, le président des professionnels de la correction, a remis le document contenant les attentes des correcteurs-relecteurs à Francis Domo, directeur de la presse à l'ANP. Crédits: DR

Une délégation de l’Union nationale des professionnels de la correction (Unpc-Ci) a rendu visite à l’Autorité nationale de la presse (Anp) le week-end dernier.

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la présentation officielle de la faîtière aux autorités compétentes. En l’absence de Raphaël Lakpé, président de l’Anp, en mission, c’est Francis Domo, le directeur de la presse, accompagné d’Evelyne Yao, sous-directrice du Contentieux ; Loukou Akissi, sous-directrice des Relations extérieures, et Doumbia Mabrondjé, sous directrice de la Documentation, qui a reçu le bureau de l’Unpc-Ci.

Après les civilités d’usage, Firmin N’Dri Bonfils, correcteur à Fraternité Matin et président de l’Unpc-Ci, a présenté l’union et expliqué le rôle capital du correcteur-relecteur dans la presse écrite. Il a aussi exposé les difficultés auxquelles celui-ci est confronté dans son travail. « La bonne lisibilité d’un journal ou de tout autre écrit repose, en grande partie, sur le correcteur-relecteur. Car le journaliste ou l’auteur d’un texte a beau été excellent, une virgule mal placée peut distordre l’information qu’il donne et lui créer des ennuis », a expliqué N’Dri Bonfils.

Malheureusement, ce travail délicat qui nécessite une attention soutenue, car tenant compte, à la fois, du respect de l’esprit du papier, mais aussi des règles typographiques, grammaticales, syntaxiques et de vocabulaire n’est pas valorisé par les décideurs. Bonfils en voulait pour preuve le classement catégoriel du correcteur qui, selon la convention collective, débute avec le niveau baccalauréat, tandis que le journaliste professionnel débute avec au moins un niveau Bac + 3.

Il a donc souhaité un accompagnement du régulateur dans le cadre de la formation et du renforcement des capacités des correcteurs. Car quand un correcteur est bien formé, la presse se porte bien également. « Il n’y a pas d’école d’apprentissage de la correction en Côte d’Ivoire. Nous avons besoin d’être formés », a soutenu le président de l’Unpc-Ci.

Francis Domo, directeur de la presse, s’est d’abord félicité de ce que ces acteurs clés des organes de presse se soient constitués en groupement. Toute chose qui fait d’eux un interlocuteur crédible et leur permettra d’être désormais pris en compte dans le programme d’activité de l’Anp. Il a reconnu le rôle central joué par le correcteur dans une rédaction. Avant de souligner que l’Anp se bat pour relever la qualité de la presse ivoirienne en matière d’éthique et de déontologie.

M. Domo a rassuré la délégation que l’Anp est prête à accompagner les correcteurs dans le renforcement de leurs capacités en matière d’éthique et de déontologie, afin de professionnaliser davantage la presse ivoirienne.

Après ces interventions, des échanges fructueux s’en sont suivis entre les différents directeurs de l’Autorité présents et les correcteurs. La rencontre s’est achevée par une photo de famille et la remise d’un document renfermant les statuts et règlement ainsi que les attentes de l’Unpc-Ci à M. Domo.

Serges N’Guessant

Lu 289 fois Dernière modification le mercredi, 22 août 2018 13:27