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Maurice Bandaman : “ L’Afrique ne représente que 10% des biens inscrits ”

dimanche, 07 avril 2013 21:47

Le week - end dernier, le Musée des civilisations d’Abidjan a été le cadre de la cérémonie de lancement de l’atelier initial du 3e cours francophone relatif à la préparation des propositions d’inscription des biens .        

 

A l’initiative de l’Ecole du patrimoine africain (Epa),  du ministère de la Culture et de la Francophonie, du Fonds pour le patrimoine mondial africain, du Centre du patrimoine mondial de l’Unesco et de l’Union internationale pour la conservation de la nature, 36 participants et experts de divers pays d’Afrique étaient présents à ce grand rendez-vous.

L’objectif de cet atelier est de développer les capacités de personnes à même de conduire le processus d’inscription des biens culturels des Etats africains au patrimoine mondial de l’Unesco ; renforcer le réseau des professionnels capables de mettre en œuvre le processus d’inscription ; étaler un plan d’action pour mettre en œuvre le processus et mettre en place un dispositif d’accompagnement des participants dans sa mise en œuvre.

Le gouvernement ivoirien, par la voix du ministre de la Culture et de la Francophonie, a remercié les professionnels de la culture d’avoir choisi la Côte d’Ivoire pour la tenue de cette importante rencontre qui s’inscrit dans la volonté du Président de la République, Alassane Ouattara, du Premier ministre, Daniel Kablan Duncan, et de l’ensemble du gouvernement de faire du patrimoine national un chantier essentiel du développement du pays. Il n’a pas manqué de rappeler que le patrimoine ivoirien a toutes les capacités de constituer un pilier du développement qui, exploité, va valoriser le pays, mais également, offrir des opportunités de création de richesses par sa diversité. C’est pourquoi « nous avons fait aboutir l’incription de la ville de Grand-Bassam en tant que patrimoine matériel et le balafon Senoufo, comme patrimoine immatériel au patrimoine mondial de l’Unesco », a-t-il justifié.

Il a, par ailleurs, relevé la non représentation de l’Afrique (10% des biens inscrits) au patrimoine mondial. Pourtant, ce continent « est riche de sa nature et de sa culture ». Il a ainsi souhaité qu’à travers ces cours, « nos techniciens africains soient aguerris aux techniques et méthodes de montage des dossiers d’inscription au patrimoine mondial ».

Au nom des bailleurs de fonds, l’ambassadeur d’Espagne en Côte d’Ivoire, Fernando Mojan, a salué l’initiative des pays africains pour cet élan, car la culture est pour l’Espagne un domaine très important.  Pour cela, il compte soutenir le projet en vue de « permettre à l’Afrique d’être encore plus représentatif au plan culturel, afin d’équilibrer la liste mondiale des patrimoines », La directrice du Musée des civilisations de Côte d’Ivoire, Memel Kassi Silvie, pense que ces cours qui se dérouleront en Côte d’Ivoire, et précisément à Grand-Bassam, permettront à tous leurs collaborateurs  venus de divers horizons d’avoir une plus large visibilité de leurs actions. Elle les a cependant exhortés à profiter de leur séjour pour visiter certains sites.  

Prenant la parole au nom des techniciens, Kéita Baba Falo a exprimé au gouvernement ivoirien toute sa reconnaissance pour son soutien à la validation de la culture africaine  au patrimoine de l’Unesco et rassuré qu’il sera à la hauteur pour lever le déséquilibre et les menaces  que subissent les patrimoines d’Afrique  par la mise en place d’une meilleure promotion et programmation du réseau culturel. 

Cet atelier est à sa troisième phase, après ceux de 2009-2010 à Porto-Novo (Bénin) et  2011-2012 à Pointe-Noire (Congo).

Hervé Adou

Stagiaire               

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