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Exposition d’art : Un ‘‘maître de demain’’ sur les cimaises…

dimanche, 01 juin 2014 17:13

La réouverture de ce lieu mythique à des expositions d’œuvre d’art vise également, selon elle, à sortir les peintres ivoiriens de l’ombre.

 

 

 

Exposition d’art : Un ‘‘maître de demain’’ sur les cimaises…

Les cimaises de la galerie d’art du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire accueillent du 3 au 25 juin prochain des œuvres du jeune artiste peintre ivoirien, Isidore Koffi.

Diplômé de l’école nationale des Beaux-arts d’Abidjan, membre de l’écurie de la galerie Houkami, et surtout de sa sélection, les « maîtres de demain », Isidore est perçu par les amateurs et critiques d’art comme un talent prometteur. Ce qui fait dire que ce n'est pas surprenant que sa première exposition individuelle, intitulée « No comment ! », se fasse avec le soutien de l’hôtel.

Donnant les raisons de cet accompagnement, Nathalie El-Achkar, assistante du directeur général de l’hôtel a indiqué, au cours d’une rencontre avec la presse, que la promotion de la culture locale fait aussi partie des missions de son établissement hôtelier.

D’ailleurs pour élucider cela, elle a décrypté le logo de l’hôtel qui dévoile « l’élégance française liée au raffinement de la culture locale ». Ainsi la galerie d’art de cet établissement servira régulièrement de « vitrine d’exposition mobile ».

Poursuivant, Nathalie El-Achkar a souligné: « nous avons également pour mission de mettre en lumière la culture des pays dans lesquels nous sommes installés. A travers cette exposition, nous voulons promouvoir les artistes locaux ». Avant d’insister sur le choix d’Isidore Koffi dont les œuvres ont attiré "l’attention du directeur général de l’hôtel".

Selon elle, la réouverture de ce lieu mythique à des expositions d’œuvre d’art vise également à sortir les peintres ivoiriens de l’ombre. « Leurs œuvres ne sont pas vraiment récompensées. Nous saluons la collaboration de la galerie Houkami pour l’organisation de cette exposition », s’est-elle réjouie.

Dans ses créations Isidore dévoile, à en croire le critique d’art Mimi Errol, les difficultés de l’Afrique aux prises avec l’urbanité. Au centre de sa préoccupation esthétique, poursuit-il, figurent les attitudes et les installations anarchiques des quartiers précaires (électriques, adduction d’eau et scènes de rue). C'est ce que l'artiste 
met en scène par un traitement  proche de l’impressionnisme.

Rappelons que le vernissage du 3 juin, est exclusivement réservé aux invités privilégiés de de l’Hôtel et de la galerie Houkami.


CHEICKNA D. Salif

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