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Education à l’image /« La lanterne magique » : Afin que les enfants explorent la magie du 7e art

dimanche, 28 octobre 2018 11:51
Education à l’image /« La lanterne magique » : Afin que les enfants explorent la magie du 7e art Crédits: DR

L’Institut français d’Abidjan a servi de cadre, le samedi 27 octobre, à la première de l’année scolaire du concept visant à, par la magie du cinéma, apprendre et se divertir, aux élèves.

Une séance mensuelle de 2h à l’Institut français d’Abidjan-Plateau, une trimestrielle au Palais de la culture de Treichville, ainsi que d’autres ponctuelles dans des écoles ou avec des mutuelles et autres organisations, tout au long de l’année scolaire, telle est la programmation du programme de l’année 2018/2019 de « Lalanternemagique ». Elle a été dévoilée le samedi 27 octobre à l’Institut français par la présidente de l’Association éponyme, Marie-Angèle Digbé, ponctuée par une séance de visionnage et d’application du concept de « L’éducationàl’image » qui sous-tend le programme.

L'image est au cœur de nombreuses pratiques culturelles des jeunes et constitue un enjeu aussi bien d’éducation intégrale que d’alerte dans un monde marqué du sceau du tout-Internet. C'est un langage complexe qui prend des formes multiples : cinéma, photographie, télévision, jeux vidéo, internet, etc. Le parcours d'éducation artistique et culturelle de l'élève invite à une éducation théorique et pratique aux codes et techniques liés aux images.

S’approprier l’héritage culturel, un rempart contre les effets pervers du net

Les objectifs de cette éducation sont de sensibiliser les élèves au patrimoine et à la création contemporaine, de découvrir les techniques de l'image et d'aiguiser leur regard afin de leur permettre de s'approprier les images avec recul et sens critique. Car, en effet, au dire de Mme Digbé, jeune ivoirienne diplômée en communication audiovisuelle de l’Ufrica (Université de Cocody), « Les jeunes sont submergés par des flots d’images, notamment Internet et la télévision, qu’ils n’ont pas nécessairement les moyens de dominer, de comprendre. Leur permettre de les apprivoiser, c’est une des conditions pour leur offrir la possibilité de devenir des adultes et des citoyens autonomes et responsables ». Avec des résultats apodictiques par elles constatés en Suisse, la présidente de « Lalanternemagique » constate des débuts prometteurs en 2 saisons et espère des lendemains qui chantent en Côte d’Ivoire.

L’incidence recherchée est d’augmenter le niveau de compréhension d’un film (narration et émotions),  de développer la capacité chez l’enfant à être curieux et conscient dans le choix des films, aiguiser sa capacité à poser un regard critique sur une production audiovisuelle, en termes d’analyses de contenu et de forme, faire usage des ressources techniques et langagières utilisées, favoriser l’ouverture d’esprit et, in fine, prendre conscience de l’héritage culturel national et universel.

Plus de 2000 élèves sensibilisés

A titre de mise en œuvre, pour le film « Maman, j’airatél’avion », projeté, outre la trame actancielle et le casting explicités en forme de brainstorming, chacun des enfants a restitué sa compréhension des effets spéciaux, la part de truquages, la bande-son, la démarcation entre l’imaginaire-fictif et le monde réel, etc. avec à la clé, une saynète en compagnie de comédiens en formation à l’Insaac pour s’approprier la compréhension du film.

Avant d’entamer la saison 3, les statistiques de « Lalanternemagique » affiche 32 projections en salles, 8 en plein-air, 6 en perspective pour l’année en cours avec le concours de 13 associations et Ong, avec plus de 2000 élèves de 6 à 12 ans abonnés au programme.

REMI COULIBALY