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Arrestation du journaliste Joseph Titi: Le président de l’UNJCI demande sa libération

samedi, 01 août 2015 12:10
Arrestation du journaliste Joseph Titi: Le président de l’UNJCI  demande sa libération Crédits: Archives

Il dit protester contre cette mesure, surtout que les délits de presse ont été dépénalisés depuis 2004 en Côte d’Ivoire.

Arrestation du journaliste Joseph Titi: Le président de l’UNJCI  demande sa libération

Le président de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci), Moussa Traoré, a demandé, le vendredi 31 juillet, à Abidjan, la libération de Joseph Titi, rédacteur en chef et directeur de publication du quotidien ''Aujourd’hui'', qui a été arrêté pour offense au Chef de l’État et diffusion de fausses nouvelles.

« Je demande à tous ceux qui aiment Alassane Ouattara de se joindre à moi pour demander la libération immédiate de notre confrère Joseph Titi. Mardi, je l'avais accompagné personnellement à la brigade de recherches de la gendarmerie pour son audition. Les choses s'étaient bien passées. On s'est même retrouvé le soir à sa rédaction pour faire le point. À ma grande surprise, j'apprends plus tard qu'il a été incarcéré », a expliqué Moussa Traoré sur sa page Facebook.

Il dit protester contre cette mesure, surtout que les délits de presse ont été dépénalisés depuis 2004 en Côte d’Ivoire. « Comme hier j'ai dit non à l'arrestation de Herman Aboua, de Claver Oula, de Kouamouo, de César Etou et Boga Sivori, aujourd'hui je dis non et non à la détention de Titi. Je le dis haut et fort. C'est un principe non négociable pour moi. Je ne suis pas d'accord qu'au moment où on se bat pour améliorer la situation de la Côte d’Ivoire dans le classement pour la liberté de la presse, d'autres sabotent ce boulot », pouvait-on lire sur le mur Facebook du président de l’Unjci.

Cité comme auteur d’une publication en rapport avec la Dsge française, accusant le Chef de l’État de transfert illicite de fonds, détournement de l’aide publique et blanchiment d’argent, Joseph Titi avait été entendu pendant huit heures à la brigade de gendarmerie sur saisine du procureur. Il est actuellement placé en détention préventive à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca).

Kamagaté Issouf
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