Apothéose du Femua: La commune d’Abobo était en effervescence

lundi, 15 avril 2013 13:53

[15-04-2013. 14h00] A 100 mètres du rond-point, une sonorisation distille ses décibels. Le public abobolais avait déjà pris place autour du podium géant dressé pour la circonstance

Apothéose du Femua: La commune d’Abobo était en effervescence

Le rideau est tombé, le 14 avril, Abidjan-Abobo, sur l’acte six (6) du Festival de la musique urbaine d’Anoumabo (Femua).

En route pour la clôture du Femua au rond-point de la commune d’Abobo, notre chemin croise celui d’un jeune homme. Yacouba Fofana n’en revenait pas. « Magic System, Dobet Gnaoré, Les Patrons, Dj Mix 1er en concert gratuit à Abobo. Quelle joie immense ! », s’est-il exclamé.


Au même moment, Roger N’guessan se plaint des désagréments que lui cause la fermeture du rond-point pour cause de concert. « Tu vois, pour avoir accès au PK18 où j’habite, je dois marcher du banco à la gendarmerie si j’emprunte l’autoroute. Si je choisis de passer par le zoo, je dois descendre à 100 m du rond-point pour continuer mon trajet à pied jusqu’à la gendarmerie d’Abobo », explique-t-il.


A 100 mètres du rond-point, une sonorisation distille ses décibels. Le public abobolais avait déjà pris place autour du podium géant dressé pour la circonstance. La présence d’un important détachement de la police et des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) indique également l’importance et la qualité des artistes invités. Surtout que ces derniers étaient escortés par la police diplomatique.


Au passage du deuxième artiste, Dj Mix 1er, au moment où l’on s’y attendait le moins, une bousculade amène les forces de l’ordre à intervenir. Des spectateurs répliquent en leur jetant tout ce qui leur tombait sous la main. Nous sommes alors au bord de l’affrontement entre le public installé du côté du sous-quartier Zimbabwe et les forces de l’ordre. L’artiste arrête sa prestation et lance un appel au calme. Quelques instants après, le désordre reprend.


Manadja, l’un des membres du groupe Magic System monte au créneau: « Abobolais ne faites pas qu’on ait honte ». Son message semble entendu et le concert reprend, malgré quelques agressions de jeunes filles sauvées in extrémis par la police. Dans le wôrô-wôrô (taxi communal) qui nous ramène à la maison, le chauffeur s’interroge sur cette attitude d’une partie du public.


Dans tous les cas, pour l’artiste burkinabé Alif Naaba qui a presté à Abobo, « le public ivoirien sait apprécier et permet aux autres artistes de grandir ».



CHEICKNA D. Salif

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