• Accueil

Vote de la diaspora en 2020/Me Bénéwendé Sankara : "Il faut rendre la loi applicable"

lundi, 03 avril 2017 11:15
Me Bénéwendé Sankara, 1er Vice-président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire Me Bénéwendé Sankara, 1er Vice-président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire Crédits: CHEICKNA D. Salif

Dans cet entretien, le premier Vice-président de l'Assemblée nationale du Burkina Faso, Me Bénéwendé Sankara évoque l'intérêt de cette grand'messe cinématographique qu'est le Fespaco, aborde la politique nationale et sous régionale. Et se penche sur la participation  des Burkinabés de l'extérieur à la présidentielle de 2020.

Vote de la diaspora en 2020/Me Bénéwendé Sankara : "Il faut rendre la loi applicable"

La 25ème édition du Festival panafricain de cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) a pris fin le 4 mars 2017. Le prix spécial de l'Assemblée nationale a été attribué au cinéaste béninois Sylvestre Amouzou pour son film, "L'orage africain : un continent sous influence" Dans cet entretien le premier Vice-président de l'Assemblée nationale du Burkina Faso, Me Bénéwendé Sankara évoque l'intérêt de cette grand'messe cinématographique, aborde la politique nationale et sous régionale. Et se penche sur la participation   des Burkinabés de l'extérieur à la présidentielle de 2020.

Qu'est-ce explique l'engagement de la représentation nationale dans la promotion du cinéma africain ?

Au-delà de l'histoire cinématographique du Burkina Faso, le Fespaco, constitue la grand’messe du 7ème art de toute l'Afrique. C'est une vitrine culturelle que nous exaltons et magnifions.  L'Assemblée nationale a toujours voulu soutenir le Fespaco qui fait aujourd'hui la fierté des Burkinabés. C'est vrai que notre institution soutien d'autres initiatives. Attribuer un prix d'une valeur de 7 millions de francs CFA est la preuve d'une volonté de la VIIème législature de notre pays qui est post-insurrectionnelle de soutenir le Fespaco. Au niveau de l'Assemblée nationale, nous pensons que ce prix devrait encourager les cinéastes africains pour la qualité de leurs productions.


"L’ORAGE AFRICAIN…", LA PREUVE DE L’ÉMERGENCE DE NOTRE JEUNESSE"

Quel regard portez-vous sur l’attribution de ce prix au long métrage, "L'orage africain : un continent sous influence » de Sylvestre Amouzou ?

Pour moi, la trame de ce film, au-delà de l'imagination, constitue en réalité un rêve africain. Aujourd'hui, ce rêve est un combat politique qui devrait mettre au-devant la disparition tant souhaitée de la Françafrique. Cette domination pro-impérialiste de l'ancienne puissance coloniale, la France. Il faut rappeler que ce sont des rapports qui ne sont pas égalitaires mais plutôt de domination.

Nous avons toujours dénoncé cela. Ces rapports, il faut le rappeler, se sont perpétués à travers certains dirigeants africains. Ils étaient axés sur le contrôle de nos économies. Pour pouvoir inverser la tendance, cela ne devra se faire à travers un combat politique. De nos jours, nous constatons que les peuples africains et singulièrement la jeunesse a une certaine maturité politique. Elle revendique entre nos Etats, c’est-à-dire entre la France et les Etats africains, des rapports d’intérêts égaux.  De ce point de vue, ce film retrace une volonté politique qui s’affirme de plus en plus dans nos Etats respectifs.

Prenez par exemple le cas du Burkina Faso et ce qui a été à la base de notre insurrection. C’est la revendication forte d’une justice à travers la lutte contre l’impunité et la corruption. Pour le peuple, cette justice doit prendre ses racines dans les rapports d’égalité que nous devrions imposés à nos dirigeants. Je suis donc content que ce prix ait été octroyé au film « L’orage africain : un continent sous influence » qui promeut une vision panafricaniste. C'est aussi la preuve de l’émergence de notre jeunesse qui ne veut plus que les choses soient comme auparavant. Au Burkina Faso, on dit que plus rien ne sera comme avant. Je pense que pour une Assemblée nationale qui vient après une insurrection, ce film a été quelque part méritant.



"FONDER NOTRE POLITIQUE DE PROGRÈS...SUR NOS VALEURS"

Ce film a également remporté l’Étalon d’argent du Yennenga...

C’est dire que ce film a du mérite. Quand on voit également le film « Félicité » d’Alain Gomis qui a remporté l’Étalon d’or du Yennenga et qui traite de la lutte contre la pauvreté, j’ai l’impression que les spécialistes du cinéma sont allés vers une nouvelle Afrique. Une Afrique qui est tournée désormais vers ce que le président Thomas Sankara appelle "prendre en main son destin". J’ajouterai prendre en main son envol économique et social en se libérant davantage et en ayant des États plus démocratiques. Et en fondant toute notre politique de progrès économique et social sur des valeurs qui sont les nôtres.

Je crois que c’est un message que la 25ème édition du Fespaco a voulu donner particulièrement à la jeunesse. Pour lui dire que plus de 50 ans après les indépendances, nous devons, au lieu de pleurnicher, répondre à la question du professeur Joseph Ki-Zerbo (Joseph Ki‐Zerbo (1922‐2006), historien, professeur et homme politique burkinabè, se distingue par un parcours intellectuel et académique exceptionnel), qui s'interrogeait, à quand l’Afrique ? Pour ma part, c’est maintenant. Le Fespaco est venu témoigner de ce que les Africains doivent comprendre qu’ils sont suffisamment matures pour prendre en main leur propre destin.



"LE PRÉSIDENT OUATTARA A HONORÉ LE FESPACO"

Honorable, comment appréciez-vous la participation de la Côte d’Ivoire, pays invité d’honneur, à cette 25ème édition du Fespaco ?

La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso sont liés par l’histoire et la géographie. Nos deux pays ont les mêmes préoccupations. Notre bonheur, c’est celui de la Côte d’Ivoire. Il faut dire que le Fespaco a été vraiment honoré par le président de Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire. L’enthousiasme qu’on a vu à son arrivée a démontré qu’entre les deux Chefs d’État, il y a une parfaite symbiose.

J’estime que cela est la preuve de la vitalité des relations au sommet. Aujourd’hui, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire évoluent ensemble dans le traité d’amitié et de coopération. Nous avons en commun de très grands projets. Nos deux peuples attendent des gouvernants que l’ensemble de ces projets puissent voir le jour pour leur mieux-être. De ce point de vue, retrouver les Président Roch Marc Christian Kaboré et Alassane Ouattara, dans le cadre diplomatique ou culturel, cela rassure.

C’est vrai que l’arbre ne doit pas cacher la forêt comme on le dit. On ne va pas oublier que notre ancien Chef d’État Blaise Compaoré est en Côte d’Ivoire. Nous disons qu’il est aussi chez lui. Puisqu’il est désormais ivoirien et nous le considérons comme tel. De toutes les façons, les peuples et les États demeurent, les hommes passent. Cela a toujours été ma philosophie.

Aujourd’hui, trouvez que les deux pouvoirs ont en partage des liens séculaires et la même vision du développement, nous ne pouvons qu’applaudir. Et souhaiter que cela puisse se renforcer pour le mieux dans l’intérêt de la coopération ivoiro-burkinabè.


"LE TERRORISME FREINE LE DÉCOLLAGE ÉCONOMIQUE DE NOS ETATS"

Sur le plan sécuritaire, il est de plus en plus question d’attaques djihadistes dans la partie nord du Burkina Faso. Y a-t-il eu une commission parlementaire d’enquête pour voir plus clair dans ces incursions armées ?

Cette une préoccupation au plus haut sommet. Vous avez suivi que le président du Faso a réaménagé son gouvernement pour prendre à bras le corps les questions sécuritaires. Désormais, c’est le ministre d’État qui est chargé de la sécurité dans notre pays. Je dois aussi rappeler que les frappes djihadistes ont atteints le cœur de Ouagadougou. La ville balnéaire de Grand Bassam à quelques kilomètres d’Abidjan a été frappée. Tout comme la ville de Bamako au Mali. Vous voyez que ce n’est pas seulement le nord du Burkina Faso qui a été touché par ces attaques.

De façon courante on dit que ce sont des attaques asymétriques. Aucun pays n’est épargné. Même l’Europe et principalement en France où l’on a connu des attaques djihadistes. C’est vraiment une préoccupation du moment. Avant, nous luttions exclusivement contre l’extrême pauvreté, à la limite contre le grand banditisme. Le terrorisme est venu comme un gros caillou dans nos souliers. Il a même freiné l’élan du décollage économique de nos pays. De façon concrète au niveau de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, nous avons une commission générale qui s’occupe de réfléchir et de faire des propositions dans le domaine de la sécurité.

Au moment où je vous parle (Ndlr: lundi 6 mars 2017), le groupe parlementaire auquel j’appartiens, vient de tenir ses premières journées parlementaires de l’année. Nous avons retenu qu’à la frontière du Burkina Faso et du Niger, il y a lieu de discuter sur les défis à relever. Et voir quelles sont les perspectives sur le plan sécuritaire. D’ores et déjà, il faut noter que les trois Chefs d’État du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont décidé de créer une force multilatérale en vue de mutualiser tous les efforts dans la lutte contre le djihadisme. Parce que la bande concernée est une bande de plus de 1000 km, très large qui constitue une espèce de No man’s land.

Quand ces bandits frappent au Burkina Faso, ils se replient au Mali. Quand c’est le Mali qui est frappé, ils disparaissent dans la nature et viennent au Burkina Faso. C’est cette zone qui constitue notre préoccupation. Cependant, quand l’attaque est revendiquée par les djihadistes, ce n’est plus une question du nord du Burkina Faso. En politique, on dit que pour mieux combattre un phénomène, il faut connaître les raisons.

Nous évoluons dans de grand ensemble comme l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest africaine), la Cedeao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), l’Union africaine. Le Burkina Faso tout seul ne peut pas arriver à bout de ce phénomène qui, par ailleurs, existe au Nigéria avec Boko Haram. Le Cameroun n’est pas à l’abri. Le Niger est touché. Un pays qui plus ou moins n’est pas de façon visible attaqué, c’est peut-être le Ghana. Je crois que les Chefs d’État de la sous-région devraient prendre à bras le corps la lutte contre ce phénomène.

Au niveau de notre groupe parlementaire, nous avons proposé qu’on organise sur le plan national un forum sur les questions de la sécurité. Cela va être l’occasion pour tout le monde, opposition, société civile, majorité, de s’asseoir avec les forces de défense et de sécurité; mais aussi avec les religieux pour poser le diagnostic. Et apporter les remèdes idoines.



"AFFAIRE SANKARA: FINIR AVEC LA PROCÉDURE D'ICI EN 2017"

On ne peut pas vous croiser sans vous poser la question, en tant qu'avocat de la famille Sankara, de savoir si un jour l'on saura la vérité sur l'assassinat du Président Thomas Sankara

Bien sûr. On le saura un jour. Mais ce sera quand ? Depuis 1997, cela fait donc 20 ans, que nous cherchons comme Socrate, la lampe à la main, la vérité. Il y a 20 ans que j'ai porté plainte avec des confrères devant la justice du Burkina Faso. Nous avons mis 18 ans dans les pertes et profits sous le régime de Blaise Compaoré.

A cette époque le dossier n'a pas du tout évolué. Même le comité des droits de l'homme de l’Organisation des nations unies (Onu) qui a condamné le Burkina Faso à ouvrir le dossier n'a pas eu gain de cause. Il a fallu la chute de Blaise Compaoré pour qu'enfin le juge d'instruction qui a ouvert ce dossier puisse commencer une instruction sérieuse. Concrètement cela fait deux ans que le dossier sur l'assassinat du Président Thomas Sankara est correctement instruit. Ce que nous avons comme résultat, c'est extraordinaire.

Le juge d'instruction a pu auditionner plus d'une centaine de personnes. Présentement, il y a des gens qui sont inculpés dont le général Gilbert Dienderé. Il y a un proche collaborateur de Blaise Compaoré, le journaliste Gabriel Tamini. Vous avez plus de six soldats de la garde rapproché de l'ex-président du Faso qui sont inculpés. Le Président Compaoré lui-même fait l'objet d'un mandat d'arrêt international. Présentement dans cette affaire, le juge est en train de demander son extradition vers le Burkina Faso.

Dans l'assassinat du Président Sankara, il a circulé que d'autres pays comme la France seraient impliqués. De ce point de vue, le juge d'instruction a demandé une commission rogatoire pour pouvoir lever le secret-défense de la France. Il y a aussi l'autopsie des restes de Thomas Sankara et des douze compagnons d'infortune. L'enquête balistique nous a situé sur les armes et les balles qui ont été utilisées.

Il y a des tombes dans lesquelles on a retrouvé des tissus, des pièces d'identités et même des objets qui permettent d'identifier les victimes. Cependant, les familles ont souhaité qu'on puisse rechercher l'Adn.  Présentement, il y a un laboratoire espagnol de renom qui est saisi pour faire une contre-expertise.

Vous voyez que nous avons maintenant beaucoup d'éléments qui permettent à l'instruction judiciaire d'avancer sereinement vers la manifestation de la vérité.  Et cela, sans qu'il y ait une pression sur les juges.

Le combat politique que nous avons mené, c'était de permettre à notre système judiciaire et aux juges d'être libre et indépendant pour mener bien leur mission. Je pense que si nous gagnons ce pari, le dossier peut aller plus vite. Les juges travaillent désormais sans pression et personne aujourd'hui au Burkina Faso ne peut se dire qu'il est au-dessus de la loi. Nous avons un certain nombre de dossiers emblématiques de ce genre au Faso. Quand vous écoutez l'autorité politique, il y a cette volonté qui s'est affichée depuis le Chef de l’État qui a même affirmé que d'ici en 2017 on puisse finir avec la procédure dans l'affaire Thomas Sankara. Donc nous espérons que la justice pourra faire librement son travail pour aboutir à des résultats probants.



"VOTE DES BURKINABÉS DE L’ÉTRANGER: RENDRE LA LOI APPLICABLE"

Monsieur le premier vice-président, où en sommes-nous avec la participation des Burkinabés de l'étranger aux joutes électorales de 2020 ? Y a-t-il une assurance qu'il prendront part au vote ?

Il faut dire que c'est un engagement du Chef de l’État, Roch Marc Christian Kaboré de faire en sorte qu'en 2020, les Burkinabés de l'étranger puissent participer aux élections. Je rappelle que la loi autorisant cela existe depuis un certain temps. C'est une loi qui n'était pas applicable. Même de nos jours, il va falloir encore saisir la représentation nationale pour légiférer par rapport au code électoral que nous avons pour que la loi soit applicable. Un exemple. Si on vous dit que l'urne doit être placée pour 800 ou 1000 électeurs. Quand on connaît la Côte d'Ivoire et le nombre de Burkinabés reparti sur ce territoire, alors que nous n'y avons qu'une ambassade et trois consulats, cela ne peut pas permettre le vote des Burkinabés. Un électeur ne va pas quitter la ville de Man pour venir voter à Abidjan. C'est ridicule. Un Burkinabé ne va pas non plus quitter vers la zone frontalière, Ouangolodougou pour aller voter à Bouaké.  Ce sont ces questions qu'il faut régler.

Il y a aussi le fait que pour le moment, nous avons un problème de fichier. Nous connaissons un peu la question de la délicatesse de la nationalité et celles des pièces liées aux Burkinabés qui vivent en Côte d'Ivoire. Vous savez au Burkina Faso, il y a autant de Ouattara qu'en Côte d'Ivoire. Vous prenez les Dah qu'on trouve à la frontière, ils sont aussi bien en Côte d'Ivoire qu'au Burkina Faso. Vous prenez les Koné, ils sont partout. Que faire ! Ce sont donc ces questions qu'il faut régler au préalable pour que les Burkinabés qui veulent vraiment participer à la vie démocratique de leur pays puissent le faire. Sans que cela ne soit encore une façon de remuer le couteau dans la plaie. Ce que nous ne souhaitons pas du tout. La volonté de faire voter tous les Burkinabés en 2020 existe et elle est partagée par tous.



"LES ÉLECTIONS MAL ORGANISÉES ENTRAINENT DES CRISES POST-ELECTORALES"

A l'Union pour la renaissance/Parti sankariste (Unir/Ps), lorsque nous étions dans l'opposition, le vote de nos concitoyens de l'étranger a été notre combat. Cependant, à un moment donné nous nous sommes rendus compte que les politiciens voulaient manipuler la diaspora. Aussi bien les Burkinabés de l'intérieur que ceux de la diaspora, nous devons travailler à ce que le vote soit un vote conscient. Un vote responsable et que chaque citoyen se dise qu'il doit participer à la vie politique de son pays. Et aussi à l'œuvre de construction du pays sans vraiment se laisser entraîner dans un clientélisme quelconque.

La Commission nationale électorale indépendante est en train de faire un travail formidable. Elle a déjà élaboré un programme de sortie pour recueillir les avis et les suggestions. Et travailler à élaborer un fichier en vue de préparer les élections de 2020. N'oublions surtout pas que nous avons une forte communauté en Côte d'Ivoire. Si on n'y prend garde, les élections mal faites entraînent ispso facto des crises post-électorales que nous ne souhaitons pas. Les élections passées ont été des élections propres et saluées par tout le monde. Au Burkina Faso, nous voulons renforcer la crédibilité de notre processus électoral.



"AVEC LA COTE D'IVOIRE, NOUS AVONS LE DEVOIR DE CULTIVER LA PAIX"

Un message en direction des Burkinabés vivant en Côte d’Ivoire ?


J'aimerais souhaiter longue vie au journal Fraternité Matin que je connais et que je lis depuis mon jeune âge. Et le féliciter pour le travail d'information abattu en résistant au temps.  Cela, à travers ses journalistes et ceux qui sont dans l'ombre permettant à ce quotidien d'informations de paraître chaque matin depuis décembre 1964 jusqu'à ce jour. Je souhaite également que ce journal soit lu au Burkina Faso parce que nous avons de nombreux compatriotes qui ont vécu en Côte d'Ivoire.

Je veux profiter de votre colonne pour dire à tous les Burkinabés vivant en Côte d'Ivoire qu'ils sont en toute fraternité en cohabitation avec leurs frères et sœurs. Et partant de là, nous avons le devoir de nous donner la main. Tout comme nous avons le devoir de cultiver la paix, si chère au père fondateur de la Côte d'Ivoire moderne, Félix Houphouët Boigny.  Et rendre un hommage à ce grand homme qui reste pour nous hommes politiques une référence et un bréviaire. Aujourd'hui, plus que jamais l'Afrique a besoin de cette pensée pour aller de l'avant. Les guerres ne servent à rien. Faisons de sorte que nous puissions cultiver l'amour du prochain. Parce que c'est dans la paix qu'on construit.

Interview réalisée à Ouagadougou

par CHEICKNA D. SALIF

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Restez connecté sur le site web de Fraternité Matin

 

Read 2706 times Last modified on mercredi, 05 avril 2017 20:51