Abobo-Baoulé : Cap sur l’autonomisation de la femme et l’éducation
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Abobo-Baoulé : Cap sur l’autonomisation de la femme et l’éducation

samedi, 18 février 2017 17:26
Philomène Delrue et Claire Arnaud encadrées par Pierre Arnaud et Jean Seddard en compagnie de la chefferie d'Abobo-baoulé Philomène Delrue et Claire Arnaud encadrées par Pierre Arnaud et Jean Seddard en compagnie de la chefferie d'Abobo-baoulé Crédits: CHEICKNA D. Salif

Claire et Philomène rebaptisées respectivement « Nanguibié » et « Moyobié » intègrent la classe d’âge « Gnandô-dogba », quand Pierre Arnaud et Jean Seddard ont été admis dans la classe d’âge « Dougbô-djéhou ».

Abobo-Baoulé : Cap sur l’autonomisation de la femme et l’éducation

Le village d’Abobo-baoulé a décidé de s’inscrire résolument sur la voie de l’autonomisation de la femme et de l’éducation. La chefferie de ce village a réaffirmé cette position lors de la cérémonie d’intégration de Claire Arnaud et Philomène Delrue ainsi que celle Pierre Arnaud et Jean Seddard. Les deux premières citées ont porté une réflexion sur la problématique de l’autonomisation de la femme et de l’éducation dans le village d’Abobo-Baoulé.

« Nous allons mettre en application les fruits de vos recherches », a promis la chefferie du village conduite par le chef du village Claude Amondji, le 17 février 2017, à Abobo-baoulé.

Dans leur recherche, les deux étudiantes, aujourd’hui architectes, se sont penchées sur la requalification de l’espace manioc du village et la construction d’une cité scolaire. Pour Philomène Delrue, il faut trouver les moyens pour améliorer les conditions de travail des femmes ainsi que les conditions d’apprentissage des jeunes à l’école. « L’éducation pour nous, c’est la base de toute société. S’agissant de la production de l’attiéké, c’est un savoir-faire à valoriser qui peut permettre le développement du village », a indiqué sa collègue Claire Arnaud.

Pour les deux architectes, le « projet architectural et urbain se doit d’appréhender la complexité de ces sociétés contemporaines, en constante évolution et mutation ». Aussi ressort-il de leurs travaux de recherches que la requalification de l’espace de production des femmes d’Abobo-Baoulé permettra sans nul doute « d’améliorer les conditions de travail des femmes et de créer un véritable lieu d’activité ». « Nous proposons ainsi une réflexion sur la construction d’un pôle regroupant toutes les étapes de production », mentionnent-elles dans leur document de recherche intitulé « Abobo Baoulé, Village-quartier ».

Pour ce qui est de l’éducation, elles ont indiqué qu’elles s’intéressent au réinvestissement du site dédié au groupe scolaire Sadjro afin de proposer la création d’une cité scolaire. Et d’ajouter :« La construction d’une cité scolaire offre une continuité d’enseignement et la mise à disposition d’infrastructures sportives et culturelles. » Ainsi le programme se compose-t-il d’établissements maternelle, primaire, secondaire, professionnel et sportif.

Reconnaissant envers les deux architectes et leurs parents, le village d’Abobo-Baoulé, a expliqué Clotaire Yobou Nampé, a décidé de leur intégration dans les différentes classes d’âge Atchan. Ainsi Claire et Philomène rebaptisées respectivement « Nanguibié » et « Moyobié » intègrent la classe d’âge « Gnandô-dogba », quand Pierre Arnaud et Jean Seddard ont été admis dans la classe d’âge « Dougbô-djéhou ».


CHEICKNA D. Salif

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Lu 1673 fois Dernière modification le samedi, 18 février 2017 17:47