Santé publique : La grève annoncée n’a pas eu lieu

Le Chu de Cocody, comme la plupart des hu00f4pitaux publics du2019Abidjan, a accueilli de nombreux malades le mercredi 13 novembre.
Le Chu de Cocody, comme la plupart des hu00f4pitaux publics du2019Abidjan, a accueilli de nombreux malades le mercredi 13 novembre.
Le Chu de Cocody, comme la plupart des hu00f4pitaux publics du2019Abidjan, a accueilli de nombreux malades le mercredi 13 novembre.

Santé publique : La grève annoncée n’a pas eu lieu

La grève annoncée dans les hôpitaux publics, en début de semaine, par un groupe de professionnels de la santé n’aura été qu’un vain projet qui, visiblement, n’a pas atteint son objectif. Trois jours après le débrayage, qui devait débuter le lundi 11 novembre, les établissements sanitaires du district d’Abidjan que nous avons visités continuent de fonctionner à plein régime.

Au Centre hospitalier universitaire (Chu) de Cocody, la quasi-totalité des personnels soignant et administratif, en dehors des permissionnaires, étaient à leurs postes ce mercredi. Aux urgences, une foule de patients ou de parents de patients attendaient d’être reçus en consultation ou de passer à la caisse pour l’achat d’un ticket. Dame Djénéba, parente d’un malade, que nous avons abordée au sujet de la grève, s’est dit étonnée de l’apprendre. « Depuis hier (mardi : ndlr) je suis ici avec mon frère malade. Nous avons été bien reçus. Il a été normalement consulté et bénéficie de soins adéquats. Je ne sais pas de quelle grève vous parlez », a-t-elle répondu, quelque peu agacée par l’objet de notre présence sur les lieux.

Toujours dans l’enceinte du Chu de Cocody, Dominique Tiessé Bi, un enseignant, témoigne lui aussi qu’il est venu pour son fils qui doit subir une intervention chirurgicale. « Les choses se passent bien. Les médecins sont là. Seulement, on me dit que l’opération de l’enfant doit se faire dans un service délocalisé du Chu de Yopougon. Ce service ne l’étant pas encore, nous sommes dans l’attente », fait-il savoir.

Comme à Cocody, le Chu de Treichville affichait, hier, le visage d’un jour ordinaire de travail. Il y avait du beau monde dans les allées du centre hospitalier. Aucune présence policière sur place. « Contrairement à ce qu’ont dit certains de vos confrères, le Chu de Treichville n’a pas été bouclé par les forces de l’ordre. Tout le monde circule librement ici », nous informe un agent, sous le couvert de l’anonymat.

Le directeur de l’établissement, Etienne Yao, et le directeur administratif et financier, avec qui nous avons brièvement échangé, ont indiqué que le mouvement de grève annoncée par des syndicalistes, mis en minorité par leurs pairs, n’a pas du tout prospéré au Chu de Treichville. Nous l’avons constaté lors de notre passage à la mi-journée. Tous les services que nous avons visités étaient ouverts, les personnels présents.

GERMAIN GABO