Relance de la commercialisation de l’anacarde: Le Kg de noix de cajou payé à 375 F Cfa dans la Bagoué

Relance de la commercialisation de l’anacarde: Le Kg de noix de cajou payé à 375 F Cfa dans la Bagoué

A cet effet, un groupe industriel vietnamien, à l’initiative de l’Etat de Côte d’Ivoire, séjourne dans la capitale de la Bagoué pour acheter 200 mille tonnes de noix de cajou brute. Ce qui a donné lieu à une cérémonie officielle chez l’acheteur local Kouma Latif Abdoul ; cérémonie présidée par Yao Kouassi, sous-préfet central de Boundiali, représentant le préfet de la région de la Bagoué, préfet du département de Boundiali.

Il a saisi l’occasion pour lancer un appel aux producteurs de la région. « C’est une opportunité que l’Etat de Côte d’Ivoire vous offre pour vendre votre produit au prix de 375 F Cfa qu’il a fixé. Alors n’hésitez pas à venir le vendre, ce qui vous permettra d’avoir des gains substantiels », a-t-il conseillé.

Le sous-préfet a cependant insisté sur la qualité de la noix de cajou que les producteurs viendront proposer à l’opérateur. « Il faut que vos produits soient bien séchés et triés, afin que l’acheteur vietnamien soit entièrement satisfait », a-t-il souligné.

Cette initiative prise par le gouvernement est du pain béni pour tous les acteurs de la filière anacarde de la Bagoué et singulièrement pour les producteurs. Ceux-ci ont d’ailleurs décidé de se mobiliser afin que cette opération soit une réussite et que producteur et acheteur repartent satisfaits.

Pour Yacouba Traoré, responsable d’une coopérative basée à Boundiali, c’est le pouvoir d’achat des producteurs qui s’améliore. « Lorsque la filière souffre au niveau des prix, comme ce fut le cas ces derniers mois, c’est le pouvoir d’achat des producteurs qui baisse. Impossible pour nous de prendre en charge nos familles, à plus forte raison de nous offrir des biens matériels pour notre épanouissement », a-t-il décrié.

Pour sa part, Maïmouna Traoré, détentrice de 5 ha d’anacarde et mère de 5 enfants, est aux anges. « Sur conseils de mes enfants, j’ai gardé ma production en attendant des jours meilleurs. Aujourd’hui, le prix est à 375 FCfa/kg. Je suis une mère heureuse car je pourrai m’occuper de ma famille », s’est-elle réjouie.

Lassina Dao, ingénieur agronome à la retraite, par ailleurs président de la coopérative agricole Wobin, a, quant à lui, beaucoup perdu, pour avoir vendu une bonne partie de sa récolte à 100 FCfa/kg. « Je viens de vendre quatre tonnes d’anacarde à un opérateur vietnamien et j’ai perçu 1 500 000 F Cfa. Au lieu de 400 000 F Cfa, si je les vendais à 100F », a-t-il dit.

CHARLES KAZONY
CORRESPONDANT REGIONAL

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