Forêt classée du Scio à Bloléquin: Les occupants sommés de déguerpir, le 1er adjoint au maire inquiet

Une vue de l'u00e9cole primaire au sein de la foru00eat classu00e9e du Scio
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Forêt classée du Scio à Bloléquin: Les occupants sommés de déguerpir, le 1er adjoint au maire inquiet

Depuis le 5 avril, le directeur régional de la Sodefor de Man, Miezan Kouassi Antoine et le préfet du département de Bloléquin, au cours d’une réunion à la mairie de Bloléquin, le leur ont signifié verbalement, faute de quoi, ses agents aidés de la gendarmerie et des militaires passeraient à la phase répressive.

Dès cet instant, les planteurs concernés semblaient totalement déboussolés dans la mesure où selon Yao Kouakou, chef de campement, ils ne savent véritablement comment accueillir une telle information.

Le premier adjoint au maire, Kahi Deazon Léopold qui dit ne pas être opposé au déguerpissement, s’est interrogé sur les destinations de ses milliers d'occupants du Scio. Il semble craindre pour la situation sécuritaire de Blolequin déjà trop inquiétante avec les récents événements du meurtre d’un gendarme et une recrudescence exponentielle du grand banditisme alimenté par les coupeurs de route.

Pour le chef du campement “Plateau”, Kouassi Kanga, l’Etat devrait entreprendre des campagnes de sensibilisation et de recensement en vue de faciliter leur départ à travers des soutiens et des réinstallations comme cela se fait ailleurs.

Face à toutes ces interrogations, la Sodefor s’est dit déterminée sur la question.

Le scio abrite 32 écoles primaires dont 18 officielles avec huit écoles construites sur les projets présidentiels d’urgences (Ppu) de 1000 classes. Ces écoles ont un effectif global de 2785 élèves. Ces nombreux enfants, selon un enseignant présent à la réunion, risquent dès la rentrée prochaine de quitter l’école et se retrouver dans d’autres activités du fait de la précarité que connaîtront leurs parents.

Les populations, explique-t-on, dans l’ensemble ne s’opposent aucunement à la décision de la Sodefor, mais voudraient voir le délai repoussé pour une politique de réinstallation plus souple.

Pour certains chefs wè, l’occupation de la forêt du scio date des années 1975-1976, et c’est un peu plus tard en 1995 qu’elle fut classée. Et un dédommagement des habitants initialement installés avait été décidé, mais jamais exécuté. En attendant donc les mesures de ce départ, les populations continuent de croire en un déguerpissement plus social et raisonnable, indique-t-on.

(AIP)

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