Direction générale des impôts: Dépôt d’un préavis de grève, mardi
Direction générale des impôts: Dépôt d’un préavis de grève, mardi
L’ensemble des syndicats des agents de la direction générale des impôts (Dgi) préviennent qu’ils se mettront en grève si leur tutelle ne trouve pas vite des solutions à leurs revendications qui, disent-ils, ont été portées aux autorités depuis bien longtemps.
À l’issue de leur assemblée générale extraordinaire, le 2 mars, sur le site fiscal de Cocody, ils ont annoncé qu’ils déposeront un préavis de grève, le 6 mars. Objectif : obliger leur tutelle à discuter avec eux pour trouver des solutions durables aux problèmes qui « entravent le bon fonctionnement de notre maison ». Et surtout fait peser un risque de non-atteinte des objectifs de recette qui leur ont été fixés pour 2018, à savoir 2263 milliards de FCfa. Notons déjà que pour ce mois de février, la régie financière de l’État a enregistré une moins-value de sept milliards de FCfa.
L’actualité depuis un moment à la Dgi, c’est cette histoire de détournement de 400 milliards de FCfa au sein de la régie financière. Qui a entraîné la suspension de 63 agents dont 60 caissiers et 3 receveurs. Si les syndicats disent condamner, tout comme l’État, tout acte de prévarication, ils disent ne pas comprendre pourquoi leurs collègues ont été suspendus alors même que l’enquête sur cette affaire n’a pas encore donné ses conclusions. Ils veulent leur réintégration immédiate. « Nous demandons un traitement équitable et clair des agents de la Dgi. L’enquête est en cours et on suspend nos collègues. Ils ne sont que présumés et donc sur la base de leur présomption, nous souhaitons qu’ils soient réintégrés, mais aussi que l’enquête touche toutes les directions et tous les services afin que la vérité en ressorte », a déclaré Diallo Nabo, le secrétaire général du Syndicat national des agents de la Dgi (Syna-Dgi).
Il avait à ses côtés les secrétaires généraux des autres syndicats, à savoir le Syndicat national des agents du fisc (Synafisc), l’Union nationale des agents des impôts de Côte d’Ivoire (Unagici), le Renouveau syndical des agents du fisc (Resafisc) et le Syndicat libre des agents des impôts (Sylai), respectivement thé Jasmin, Ivan Bohué, Zéréyé Zédou et Losseni Koné.
Outre la réintégration de leurs collègues suspendus, les syndicats exigent la nomination des directeurs régionaux de la Dgi. Des nominations qui traînent depuis la prise de fonction de l’actuel directeur général, ouattara Sié Abou, nommé à la suite d’un appel à candidatures. « Depuis l’arrivée de notre directeur général, les nominations qui sont du ressort du gouvernement traînent. Il nous a fallu environ un an pour que les directeurs généraux adjoints et les directeurs centraux soient nommés. Et depuis, les directeurs régionaux ne sont pas nommés. Cette situation crée un environnement malsain et la démotivation de certains agents. Nous souhaitons que le gouvernement règle très vite ce problème, et que l’équipe de direction soit constituée et fasse son travail. Les enjeux sont importants pour la Dgi et même pour l’économie ivoirienne qui dépend en grande partie des impôts », a ajouté Losseni Koné.
Plusieurs autres revendications ont été à l’ordre du jour. Entre autres, le profil de carrière, la revalorisation des conditions salariale, et de travail et la réintégration de la taxe spéciale d’équipement (Tse).
FAUSTIN ÉHOUMAN