Coupe nationale : Williamsville Athlétic Club un héros si discret
Coupe nationale : Williamsville Athlétic Club un héros si discret
Brillant tombeur du Stella, de l’ASI et de la S.O.A en coupe nationale, la formation de Williamsville s'affiche comme une prétendante sérieuse. Il le prouvera encore sans doute en demi-finale.
Les bouquets attendent sagement leurs récipiendaires, tassés dans un sceau d’eau. Quelques mômes patientent à côté, disciplinés comme dans le pensionnat de Bingerville, la mine réjouie de ceux qui ont gagné le gros de la loterie nationale.
Enfants de la banlieue de Williamsville, ils ont été choisis pour constituer la haie d’honneur et remettre à chacun des joueurs du WAC (Williamsville Athlétic Club), ces quelques pétales de reconnaissance et de gratitude.
Mais au fur et à mesure que la trotteuse avance sans jamais se retourner, ils ne peuvent contenir leur agitation. Leurs idoles sont en demi-finale de la coupe nationale. En sourdine, on entend déjà sur le sol les crampons des tombeurs de la S.O.A, hilares.
Dehors, une banderole confectionnée en urgence a été déployée. On peut lire, écrit en rouge et blanc, aux couleurs du club : « Merci d’avoir gagné votre paris ». Des tribunes partent les chants fredonnés depuis le jeudi 23 juillet, jour du dernier exploit face aux militaires de la S.O.A, jour de gloire.
Williamsville est sorti de chez lui, ce soir de jeudi, pour fêter ses héros, redescendus de leur olympe pour accueillir le WAC, retour au quotidien en douceur, prière de ne pas déranger. Ici on rêve éveiller.
Ne croyez rien de tout cela. Délire de journaliste, fantasme de plume. Williamsville est comme d’habitude, en attendant les demi-finales de la coupe nationale. Comme si rien ne s’était passé. Pas de cérémonie d’avant demi-finale, pas de bouquet, pas de banderole.
Les quelques unes qui sont accrochées à même la tribune sont à leur emplacement à l’année. La S.O.A est enterré, les ¼ de finales sont digérés, seul compte le prochain combat, celui face à l’Africa ou l’Asec en demi-finale, qui sait ? Et c’est justement cela qui étonne. Qui questionne.
Alain Zama
Correspondant Communal