INSAAC: Maurice Bandaman donne les raisons du limogeage de Tiburce Koffi
INSAAC: Maurice Bandaman donne les raisons du limogeage de Tiburce Koffi
Le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman, a confirmé, le mercredi 14 janvier, que c’est lui qui a demandé le limogeage de l’ex-directeur de l’Institut supérieur des arts et de l’action culturelle (Insaac), Tiburce Koffi. Et il en a donné les raisons dans un communiqué dont Fratmat.info a reçu copie.
"C'est bien moi, le ministre de la Culture et de la Francophonie, ministre de tutelle de M. Tiburce Koffi, qui ai demandé au Premier ministre, le 30 décembre 2014, le limogeage de l'ex-directeur de l'Insaac. C'est donc bien moi et non le Premier ministre, encore moins le Président de la République, qui ai pris l'initiative de la décision du limogeage de M. Tiburce Koffi", a insisté M. Bandaman dans la note.
"J'ai justifié et argumenté ma demande et ai obtenu le limogeage de M. Tiburce Koffi, en bonne et due forme, selon les règles et principes de fonctionnement de notre administration", a-t-il ajouté.
Il a souligné que c’est lui qui a soumis au Premier ministre, au Président de la République et au gouvernement, la nomination de Tiburce Koffi au poste de directeur de l'Insaac. "C'est donc le même ministre qui soumet le limogeage de l'intéressé suivant la même procédure". Avant de préciser que le limogeage de M. Koffi trouve sa justification dans les règles de fonctionnement de l'administration et non dans des raisons politiques.
"M. Tiburce Koffi n'est pas limogé parce qu'il a écrit un livre dans lequel il s'insurge contre "l'Appel de Daoukro", ou parce qu'il prend des positions politiques favorables et (ou) défavorables au Chef de l'Etat, mais parce que dans son livre, l'auteur se livre à des licences attentatoires à l'honorabilité du Chef de l'Etat. Tiburce Koffi y tient des propos outranciers, se livre à des insinuations calomnieuses et même injurieuses aussi bien à l'endroit du Président de la République qu'à l'endroit de plusieurs autres hautes personnalités de notre pays", explique le ministre de la Culture.
"M. Tiburce Koffi a gravement violé la loi n° 92-570 du 11 septembre 1992 portant statut général de la Fonction publique, en son article 23, se montrant de facto irrévérencieux, outrecuidant et déloyal à l'endroit du chef de l'Administration: le Président de la République", poursuit-il.
Pour terminer, le premier responsable de la Culture a signifié que le limogeage de l’ex-directeur de l’Insaac n’est pas une entrave à la liberté d'expression parce qu’il n’a pas déclaré un autodafé à son livre, ni poursuivi en justice pour avoir écrit un livre.
Esther N’Guessan
Correspondante communale