Aboisso: Les producteurs de manioc harmonisent le prix de commercialisation
Aboisso: Les producteurs de manioc harmonisent le prix de commercialisation
Désormais les acheteurs de gros du manioc en provenance du sud Comoé et de la Mé devront l’acquérir à un prix homologué dans ces deux zones de production. C’est la décision arrêtée au sortir de la rencontre de concertation que les producteurs de ce tubercule ont eue le 8 novembre à Aboisso.
En effet, les producteurs de manioc des régions du sud Comoé et de la Mé ont décidé de s’entendre sur un prix unique de vente bord champ. Les nouveaux prix arrêtés de commun, accord sont de 130 000FCFA ou 200 000FCFA la camionnette bâchée d’environ une tonne.
Et cela, selon la variété de manioc livrée, a expliqué M. Blé Blandin, gros producteur de la localité de Bonoua. Ainsi donc, la variété dite « yacé » qui rentre dans la confection des mets tels l’attiéké, le placali ou l’attoukpou se négociera désormais à 130 000F quand la variété dite rouge ou de consommation maison, sera vendue à 200 000F.
Là où il y a peu, on les leur achetait respectivement à 80 000F voire 60 000F et 100 000F ou 120 000F. Cette décision des producteurs est une réponse appropriée au désordre sur les prix qui régnait jusque là dans le secteur et qui faisait que les producteurs tiraient très peu profit de leurs produits. Alors que les intermédiaires faisaient de gros bénéfices sur leur dos, a justifié M. Blé.
Confronté à cette anarchie et exploitation qui ne profitaient qu’à ces derniers, les producteurs ont décidé d’unir leurs forces et de regarder dans la même direction. Ils entendent ainsi « rentabiliser un secteur porteur ». Il a été demandé aux premiers responsables de la nouvelle structure, de procéder dans les prochains mois, au recensement des producteurs pour une meilleure organisation. Car de nombreux défis, affirment-ils, existent qui méritent d’être traités.
Au nombre de ces défis majeurs et au premier rang, le problème de la rareté des terres cultivables majoritairement, sinon toutes occupées par les cultures de rente dans ces deux régions.
La question de l’harmonisation des prix de location des terres pour la culture du manioc pour les non propriétaires terriens a été aussi abordée au cours de cette rencontre. Une nouvelle organisation dans laquelle les producteurs de manioc placent beaucoup d’espoir.
ARSENE KANGA
CORRESPONDANT REGIONAL