Changement climatique: "Sans une maîtrise du phénomène, il n’ya pas de développement", Dr Sedogo

Dr Laurent Sedogo, directeur exu00e9cutif du Wascal
Dr Laurent Sedogo, directeur exu00e9cutif du Wascal
Dr Laurent Sedogo, directeur exu00e9cutif du Wascal

Changement climatique: "Sans une maîtrise du phénomène, il n’ya pas de développement", Dr Sedogo

Changement climatique: "Sans une maîtrise du phénomène, il n’ya pas de développement", Dr Sedogo

Dans un entretien accordé au quotidien fratmat.info, ce mardi 18 juin, le directeur exécutif du centre ouest-africain de service scientifique sur le changement du climat et l’utilisation adaptée des terres, Dr Laurent Sedogo, a souhaité une meilleure appropriation des connaissances sur le changement climatique. Ceci, en vue d’aider les Etats africains à mettre en œuvre leur politique de développement. Tout cela dans le cadre de leur réunion sur la mise en œuvre du programme d’études supérieures de l’institution.

Selon le directeur exécutif, le changement climatique a un impact sur la vie de nos populations. Les prédictions disent que de plus en plus ces impacts seront importants. Car, les températures vont de plus en plus changer (l’on parle de 2°, d’autres annoncent 4°). Des signes, selon lui, qui prédisent une perturbation de la pluviométrie, dont les experts n’ont aucune connaissance tangible sur leurs fréquences.

Alors, « cela veut dire que pour nos Etats où la plupart de nos populations vivent des exploitations des ressources naturelles, c’est une obligation d’avoir une meilleure maîtrise du phénomène. Sinon, il n’y aura pas de développement, ni de planification de développement », déduit Dr Laurent Sedogo. Il explique que ce sont ces facteurs qui ont milité en faveur à la création de ce centre dénommé West african science service center on climate and adapted land use (Wascal).

Créé par les Etats de l’Afrique de l’Ouest sur le climat avec l’appui de la République fédérale d’Allemagne, cette institution sous-régionale a en son sein un département de la recherche, de la formation et un service du climat. « Pour comprendre le phénomène climatique,  il faut de l’information collectée selon différentes sources, à partir de la météo, etc. Il faut également collecter de l’information à partir des stations des réseaux d’observation. Aussi, à partir des données brutes,  il faut faire une certaine interprétation pour permettre aux décideurs de revoir leur politique de développement, d’où le service du climat », note l’expert.

Pour les membres de cette union sous-régionale, il fautformer les hommes capables de faire comprendre aux Etats africains  la nécessité de faire face  aux problèmes climatiques, former les personnes capables de prendre en charge les problèmes de leur génération pour que la composante du changement climatique soit vraiment essentielle.

Kamagaté Issouf
Issouf.kamagate@fratmat.info