Accident sur l’axe Touba-Biankouma : Surnombre, surcharge de bagages et défaut de maîtrise à l’origine du drame

Kouakou Étienne, directeur de l'Oser (au centre), a co-animé la conférence avec Touré Abdoul Kader (directeur Pssr) à gauche et Tiangouan Stéphane (directeur développement technologique). (Ph: Dr)
Kouakou Étienne, directeur de l'Oser (au centre), a co-animé la conférence avec Touré Abdoul Kader (directeur Pssr) à gauche et Tiangouan Stéphane (directeur développement technologique). (Ph: Dr)
Kouakou Étienne, directeur de l'Oser (au centre), a co-animé la conférence avec Touré Abdoul Kader (directeur Pssr) à gauche et Tiangouan Stéphane (directeur développement technologique). (Ph: Dr)

Accident sur l’axe Touba-Biankouma : Surnombre, surcharge de bagages et défaut de maîtrise à l’origine du drame

Le 22/07/26 à 15:12
modifié 22/07/26 à 19:48
Des premiers résultats de l'enquête administrative et technique sur l'accident de la circulation survenu le 13 juillet 2026 sur le fleuve Bafing, entre Touba et Biankouma, il ressort qu’une surcharge de bagages, un surnombre de passagers et un défaut de maîtrise du conducteur sont à l’origine du drame. L’information a été donné le 22 juillet 2026 par le directeur de l’Office de sécurité routière (Oser), Kouakou Etienne.

Il s’exprimait à la faveur d’une conférence de presse qu’il a co-animé dans les locaux de la direction générale des transports terrestres et de la circulation (Dgttc), avec le Commissaire divisionnaire, Touré Abdoul Kader, directeur de la Police spéciale de sécurité routière (Pssr) et Tiangouan Stéphane, directeur du développement technologique.

Ce, conformément à la promesse du ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné.

Outre le bilan qui s’établit à 39 tués, 45 blessées et 7 indemnes, soit un total de 91 occupants, l’enquête révèle de nombreux problèmes techniques et d’utilisation. Ainsi, il a été constaté que le car « transportait, au moment du drame, 91 personnes pour une capacité déclarée de 69 places, soit un surnombre de 22 personnes », a indiqué Kouakou Etienne.

Le directeur de l’Oser d’ajouter « qu’au-delà des 69 sièges effectivement occupés, les allées du car avaient été équipées de tabourets improvisés ‘’poufs’’ transformés en places assises supplémentaires, et que d’autres passagers voyageaient debout, accrochés à l’intérieur du véhicule ».

À cela s’ajoute l’absence d’homogénéité liée au fait que les six pneus du véhicule sont de marques différentes. Mais aussi l’absence notamment d’indices de charge, de vitesses et des témoins d’usure. D’où la crevaison du pneu avant droit qui fait perdre au conducteur la maîtrise de son véhicule.

L’enquête fait également cas d’infractions au niveau des documents administratifs. Il s’agit notamment des deux plaques d’immatriculation provisoires différentes et non conformes sur le véhicule. L’on note également que l’assurance, la carte de transport et la visite technique du véhicule sont encore attendues.

Des mesures annoncées

La conférence a été l’occasion d’annoncer des actions en cours ou à venir. Il s’agit notamment du lancement d’un programme national de formation, théorique et pratique, des chauffeurs de transport en commun, avec des sessions itinérantes dans l’ensemble des régions du pays.

L’intensification de la formation des gestionnaires d’entreprises de transport figure à l’agenda des actions immédiates. Tout comme la mise en place d’une plateforme électronique de suivi des compagnies de transport permettant l’enregistrement des véhicules, le contrôle de la validité des assurances et des visites techniques, ainsi que la tenue d’un registre numérique des passagers à chaque départ.

Un contrôle renforcé, en lien avec les compagnies d’assurance, de l’obligation de présentation d’une visite technique valide préalable à toute souscription ou tout renouvellement d’assurance à été évoqué.

Il envisagé l’ouverture, avec le ministère en charge de l’Emploi, de discussions sur une convention collective interprofessionnelle des chauffeurs de transport interurbain. Le rôle des Comités Locaux de Sécurité Routière (CLSR) sera renforcé dans l’identification et le traitement des points de vigilance sur les axes à risque, notamment ceux comportant des ouvrages d’art à proximité de plans d’eau.

Pour finir, le permis « B » sera désormais obligatoire avant d’accéder aux autres catégories.


Le 22/07/26 à 15:12
modifié 22/07/26 à 19:48