20e édition du Salon du logement et de l’habitat : La CCI-CI met en lumière les opportunités d’investissement en Côte d’Ivoire, au Nigeria
Selon lui, le gouvernement ivoirien invite les investisseurs privés nationaux et internationaux, à contribuer à hauteur de 70,2 % au financement nécessaire à la mise en œuvre du Plan national de développement (Pnd 2026-2030) estimé à 114 838,5 milliards de Fcfa.
« Dans le secteur du logement, les investisseurs bénéficient d’incitations prévues par le code des investissements, ainsi d’autres mécanismes de soutien visant à accélérer la construction de logements et à réduire le déficit actuel en la matière. A mon sens, ce déficit de logements ne pourra être comblé à court terme. C’est précisément pour cette raison que je vous invite chaleureusement à venir en Côte d’Ivoire pour investir dans le secteur de l’immobilier », a exhorté le représentant de la Cci-ci, assurant les investisseurs internationaux que la chambre consulaire est disposée à les accompagner tout au long de leur processus d’implantation et d’investissement en Côte d’Ivoire.
Mais avant, l’envoyé de Faman Touré a rappelé que la Côte d’Ivoire connaît une urbanisation rapide dont le taux est passé de 42,5 % en 1998 à 52,5 % en 2021. Selon lui, l’une des conséquences majeures de cette croissance urbaine accélérée est le décalage entre les infrastructures existantes et les besoins réels de la population, notamment en matière de logements.
« La croissance annuelle de la demande de logements urbains est estimée à 10%.les besoins globaux en logements s’élèvent à 827 753 unités dont 137 018 pour les nouveaux ménages, 349 808 pour combler le déficit quantitatif et 340 927 logements pour remédier au déficit qualitatif », dit-il.
A l’en croire, les principales causes de cette pénurie de logements est entre autres, la difficulté d’accès au foncier urbain, le manque de mécanismes de financement du logement et d’accession à la propriété, la prolifération de l’habitat informel et la dégradation des quartiers anciens, ainsi que la faiblesse des systèmes de planification urbaine et d’aménagement du territoire.
En effet, pour remédier à la faiblesse de construction de logements, le gouvernement a adopté plusieurs mesures importantes, notamment la mise en place de l’Agence nationale de l’habitat (Anah), la création du fonds de garantie du logement social (Fgls), la recapitalisation de la banque de l’habitat de Côte d’Ivoire (Bhci), ainsi que l’instauration d’une taxe parafiscale dédiée au financement du logement. C’est dans ce cade que plusieurs réformes ont été mises en œuvre pour améliorer la gestion du patrimoine immobilier de l’Etat et faciliter la délivrance des titres de propriété foncière.
En marge des travaux, la délégation ivoirienne a participé à des conférences techniques, effectué plusieurs rencontres B2B avec les entreprises du secteur, visité les espaces d’exposition et a tenu une séance de travail avec les organisateurs de l’Aihs où les échanges ont porté sur les possibilités de développer un partenariat avec la Cci-ci, à travers l’organisation d’un événement similaire en Côte d’Ivoire, en tenant compte des initiatives existantes dans le pays.
La mission s’est achevée par une visite de courtoisie au secrétaire exécutif de la Fédération des chambres de commerce et d’industrie de l’Afrique de l’Ouest (Fewacci). Cette visite témoigne de la volonté de la Cci-ci à consolider les synergies régionales au service du développement économique.
A noter que la délégation ivoirienne était composée outre le Prof Edjikemé Emeruwa, du conseiller consulaire, Amadou Cissé et de Germain Yao, directeur des études et de l’information économique.