Sciences et gestion de l’environnement : Traoré Fatim Nadège expose sur l’épuration des eaux usées

Dr Traoré Fatim Nadège entourée de son directeur de thèse ( à gauche) et du président du jury de la thèse ( à droite)
Dr Traoré Fatim Nadège entourée de son directeur de thèse ( à gauche) et du président du jury de la thèse ( à droite)
Dr Traoré Fatim Nadège entourée de son directeur de thèse ( à gauche) et du président du jury de la thèse ( à droite)

Sciences et gestion de l’environnement : Traoré Fatim Nadège expose sur l’épuration des eaux usées

Le 19/07/26 à 09:10
modifié 19/07/26 à 10:12
La Côte d’Ivoire compte désormais une nouvelle spécialiste de l’épuration des eaux usées. Le mercredi 15 juillet, à la salle Aïdara Daouda de l’Université Nangui Abrogoua, à Abobo-Adjamé, Traoré Fatim Nadège a brillamment soutenu sa thèse de doctorat en Sciences et Gestion de l’environnement, spécialité Écologie et Aménagement des écosystèmes aquatiques. À l’issue de ses travaux, elle a obtenu la plus haute distinction, la mention « Très Honorable avec les Félicitations du Jury », décernée par un jury présidé par le Professeur Coulibaly Lacina, également président de l’Université Polytechnique de Man.

Intitulée « Abattement des nutriments des eaux usées domestiques par marais artificiels garnis de matériaux endogènes (schiste et latérite) », la thèse de la désormais Docteure Traoré Fatim Nadège porte sur les marais artificiels à écoulement vertical. Elle s’inscrit dans la recherche de technologies à faible coût dédiées au traitement des eaux usées, avec une double ambition : préserver l’environnement tout en valorisant des sous-produits en ressources économiques.

Pour atteindre cet objectif, l’impétrante a expérimenté une plante fourragère cultivée au sein d’un marais artificiel à drainage vertical. Le massif filtrant utilisé était constitué de latérite ou de cuirasse concassée. Les résultats obtenus ont mis en évidence une croissance végétale satisfaisante ainsi que des performances épuratoires remarquables avec une épaisseur de support de 70 centimètres. L’évaluation du stress physiologique de la plante, réalisée par le dosage des métabolites secondaires, a par ailleurs révélé un niveau de stress significativement plus faible que celui observé chez le témoin.

Les recherches de la nouvelle docteure ont également fait l’objet d’une importante valorisation scientifique, avec la publication de trois articles dans des revues internationales à comité de lecture et à facteur d’impact, témoignant de la qualité et de la portée de ses travaux.

Au terme d’une présentation jugée rigoureuse et de réponses pertinentes aux différentes questions des membres du jury, Traoré Fatim Nadège a été déclarée digne du grade de Docteur de l’Université Nangui Abrogoua, avec la mention « Très Honorable avec les Félicitations du Jury ».

Cette étude de terrain, particulièrement documentée, a été encadrée par le docteur maître de conférences Ouattara Pétémangnan Jean-Marie. La soutenance a également été marquée par une anecdote symbolique dans la lignée de la formation scientifique. Le professeur Coulibaly Lacina a en effet présidé le jury de celle qu’il a qualifiée de sa « petite-fille scientifique », ayant lui-même été le directeur de thèse du directeur de thèse de la nouvelle docteure.

Par ses travaux, la Docteure Traoré Fatim Nadège contribue à renforcer l’expertise nationale dans le domaine de l’épuration des eaux usées par marais artificiels. Ses recherches ouvrent de nouvelles perspectives pour le développement de solutions de traitement des eaux usées à la fois performantes, accessibles et respectueuses de l’environnement, offrant ainsi à la Côte d’Ivoire une nouvelle référence scientifique dans ce domaine stratégique.

Olivia Yao (stagiaire )



Le 19/07/26 à 09:10
modifié 19/07/26 à 10:12