Adaptation au changement climatique: Le Cnra présente ses solutions technologiques à la presse nationale
Le directeur régional du Cnra de Bouaké était représenté à l’occasion par Dr N’Zué Boni, coordonnateur scientifique du Cnra de Bouaké. Il a souligné que le Cnra dispose bel et bien de technologies efficaces sur les racines et les tubercules répondant aux besoins des producteurs et des consommateurs.
Ces technologies développées devraient garantir et accroître la disponibilité en semences de qualité pour les utilisateurs finaux, à savoir les producteurs et les producteurs semenciers.
La séance a été marquée par des présentations, dont celle de Dr Fernand Guy Yao, chercheur agro-pédologue, par ailleurs directeur du Lcsep, qui portait sur le thème : « Contribution du Cnra au renforcement de la résilience de l’agriculture ivoirienne face à la dégradation des sols et aux changements climatiques ».
Il a expliqué que le laboratoire qu’il dirige a pour principale mission de développer des outils à la décision pour tout ce qui est orientation et planification des différentes activités agricoles.
« Ce laboratoire, qui est aujourd’hui fonctionnel, a permis de pouvoir mettre à jour la carte actualisée à une échelle détaillée et précise des sols de la Côte d’Ivoire. Cette cartographie des sols est un support qui va permettre aux décideurs, notamment le ministère de l’Agriculture de mieux orienter les stratégies des projets agricoles, à travers son Programme national d’investissement, qui va être lancé bientôt », a-t-il révélé.
Pour ce qui est des questions climatiques, Dr Fernand Guy Yao a rassuré que les chercheurs du laboratoire ont développé des stratégies d’adaptation des cultures au changement climatique, notamment l’actualisation des calendriers culturaux.
« Aujourd’hui, les producteurs sont désorientés. Ils ne savent plus à quel moment la saison pluvieuse commence, encore moins, à quel moment elle s’arrête. Heureusement, les chercheurs du laboratoire ont mis en place des cultures qui s’adaptent aux changements et qui se cultivent sur des espaces réduits », a-t-il expliqué.
Dans le même sens, Dr Brice Essis, chef du programme des plantes enracinées... du Cnra de Bouaké, a souligné que les chercheurs ont réussi à mettre en place des techniques innovantes pour les productions de semences saines et de qualité.
« Ces semences, une fois mises à la disposition des producteurs, leur procurent des revenus substantiels », a-t-il fait remarquer. Il a aussi indiqué que cette technologie a été très éprouvée sur le manioc et l’igname.
« Cela sous-entend qu’à partir de cette technologie, nous pouvons produire suffisamment de semences pour les producteurs semenciers et même pour le monde agricole », a-t-il assuré.