Investissements durables : Le gouvernement et l’Union européenne ouvrent les discussions

Après dix ans d’Ape, la Côte d’Ivoire et l’Union européenne ouvrent un nouveau chapitre des investissements durables. (Ph: Dr)
Après dix ans d’Ape, la Côte d’Ivoire et l’Union européenne ouvrent un nouveau chapitre des investissements durables. (Ph: Dr)
Après dix ans d’Ape, la Côte d’Ivoire et l’Union européenne ouvrent un nouveau chapitre des investissements durables. (Ph: Dr)

Investissements durables : Le gouvernement et l’Union européenne ouvrent les discussions

Le 17/07/26 à 17:25
modifié 17/07/26 à 18:08
Le gouvernement et l’Union européenne ouvrent un nouveau chapitre de leur coopération en misant sur des investissements plus transparents, plus durables et créateurs d’emplois. Les représentants des deux parties ont lancé, vendredi 17 juillet 2026, à la Primature au Plateau, les discussions relatives à l’Accord de facilitation des investissements durables (Afid).

La cérémonie s’est tenue en marge de la 8ᵉ réunion du Comité conjoint de l’Accord de partenariat économique (Ape), marquant également le dixième anniversaire de l’entrée en vigueur de cet accord commercial entre les deux partenaires. Présenté comme le prolongement naturel de l’Ape appliqué depuis 2016, l’Afid vise à intégrer une dimension « investissement durable » au partenariat économique existant, un volet qui n’avait pu être finalisé lors des négociations initiales.

A l’ouverture des travaux du Comité national des Accords de partenariat économique (Cn-Ape), la directrice de la direction B de la Direction générale du commerce (Dg Trade) de la Commission européenne, Joanna Szychowska, a salué les résultats enregistrés en dix ans de coopération commerciale entre les deux parties.

Selon elle, depuis l’entrée en vigueur de l’Ape, les échanges commerciaux entre l’Union européenne et la Côte d’Ivoire ont progressé de 120 %, tandis que les exportations ivoiriennes vers le marché européen ont bondi de 149 %.

L’Union européenne demeure ainsi la première destination des exportations ivoiriennes, absorbant près de 37 % des produits exportés, notamment le cacao, le café et la noix de cajou. « Aujourd’hui, nous ne célébrons pas seulement une réussite passée, nous préparons l’avenir », a-t-elle déclaré, soulignant la volonté commune de soutenir les ambitions du Plan national de développement (Pnd) 2026-2030.

Simplifier la vie des investisseurs

L’objectif principal de l’Afid est de rendre les procédures administratives plus simples, plus transparentes et plus efficaces pour les investisseurs, qu’ils soient ivoiriens, européens ou issus d’autres régions du monde. Pour Joanna Szychowska, l’enjeu consiste à améliorer l’environnement des affaires, notamment au bénéfice des petites et moyennes entreprises qui rencontrent souvent davantage de difficultés pour accéder aux marchés et développer leurs activités.

L’accord prévoit notamment une meilleure lisibilité des cadres réglementaires, un renforcement de la coordination entre les administrations concernées ainsi qu’un dialogue permanent avec le secteur privé afin d’orienter les réformes et l’assistance technique vers les besoins réels des investisseurs.

Représentant le ministre délégué chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, le directeur de cabinet Goli Kouamé Louis-Philippe a rappelé le caractère stratégique de la relation entre Abidjan et Bruxelles. Il a souligné que l’Union européenne demeure le premier partenaire commercial, le premier investisseur et le principal bailleur de fonds de la Côte d’Ivoire. À travers l’initiative Global Gateway, plus de 6 milliards d’euros ont été mobilisés entre 2021 et 2025 pour accompagner la mise en œuvre du Pnd.

Plus récemment, un programme d’investissement de près de 600 milliards de Fcfa a été annoncé en appui au Pnd 2026-2030.Pour le représentant du ministre délégué, l’ambition est désormais de dépasser la seule logique commerciale afin de bâtir une véritable dynamique de co-investissement et de co-développement industriel.

« Nous souhaitons que les entreprises européennes considèrent la Côte d’Ivoire non seulement comme un marché, mais également comme une plateforme de production et de transformation tournée vers les marchés de l’Uemoa, de la Cedeao et de la Zone de libre-échange continentale africaine », a indiqué Goli Kouamé Louis-Philippe.

Les négociations porteront notamment sur le renforcement de l’attractivité des investissements, la simplification des procédures administratives et l’amélioration de la transparence réglementaire. La Côte d’Ivoire entend également faire de la durabilité un pilier majeur du futur accord, avec la promotion des concepts de « capital vert » et de « capital bleu », destinés à valoriser les ressources forestières, agricoles et maritimes comme leviers de développement durable.


Le 17/07/26 à 17:25
modifié 17/07/26 à 18:08