Siccot 2026 : le potentiel de la filière champignon mis en lumière les 5 et 6 août à Abidjan

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Siccot 2026 : le potentiel de la filière champignon mis en lumière les 5 et 6 août à Abidjan

L'Association des myciculteurs de Côte d'Ivoire (Amy-CI) organisera, les 5 et 6 août 2026, à Abidjan-Cocody, la première édition du Salon international des champignons comestibles et thérapeutiques (Siccot 2026). L'annonce a été faite à travers un communiqué officiel sur la toile, le vendredi 10 juillet 2026, par le président national de l'organisation et initiateur de l'évènement, Agnero Christian Noël Essoh.

Au dire de Christian Essoh a indiqué que cette rencontre se veut une plateforme de promotion d'une filière encore embryonnaire en Côte d'Ivoire, mais dont les retombées nutritionnelles, économiques, sanitaires et environnementales sont prometteuses. « cette première édition a pour ambition de promouvoir les champignons comestibles et thérapeutiques afin de contribuer au développement durable de la filière mycicole en Côte d'Ivoire », soutient-il.

Face à une offre nationale encore largement dépendante de la cueillette traditionnelle des espèces sauvages, l'association souhaite sensibiliser les populations aux qualités nutritionnelles des champignons et de présenter leurs propriétés thérapeutiques. L'objectif est aussi de promouvoir la myciculture comme une filière agricole innovante et créatrice d'emplois, tout en renforçant les échanges entre producteurs, chercheurs, investisseurs et décideurs. « La culture du champignon constitue une véritable opportunité de création d'emplois pour les jeunes et les femmes, de valorisation des déchets agricoles, de diversification des revenus des producteurs, de contribution à l'économie verte et de développement de produits thérapeutiques et nutraceutiques », souligne l'initiateur de l'événement.

Le salon entend également apporter des réponses aux principaux défis du secteur, notamment l'insuffisance de compétences techniques, le faible accès à des semences de qualité. Mais également le manque de structuration des acteurs, les difficultés de transformation et de conservation ainsi que la faible visibilité commerciale de la filière.

Entre 300 et 400 participants sont attendus, parmi lesquels des représentants des ministères concernés, de l'Ordre des pharmaciens, de l'Ordre des médecins, du département de la promotion de la médecine traditionnelle, des nutritionnistes, des chercheurs en biosanté ainsi que des acteurs de la filière venus de Côte d'Ivoire et d'autres pays.

Pendant deux jours, le Salon sera rythmé par des panels, des expositions de produits mycicoles, des rencontres B2B, des visites de stands. Il est prévu une cérémonie de distinction avec remise de certificats aux semenciers formés, ainsi qu'une grande tombola qui viendra clôturer cette première édition.

Une correspondance particulière de JAURÈS DROHGBA