Cybersécurité : La gouvernance et la responsabilité au cœur d’une lutte efficace

La cybersecurité est devenue un enjeu stratégique. (DR)
La cybersecurité est devenue un enjeu stratégique. (DR)
La cybersecurité est devenue un enjeu stratégique. (DR)

Cybersécurité : La gouvernance et la responsabilité au cœur d’une lutte efficace

Le 11/07/26 à 08:44
modifié 11/07/26 à 11:59
Au regard de l’évolution de la réglementation et des risques récurrents en matière de cybersécurité, des dirigeants d’entreprises en Côte d’Ivoire et en Afrique ont été instruits aux bonnes pratiques lors de la 21ᵉ édition d’Orange Business Live, qui s’est tenue le jeudi 09 juillet 2026 à la Rivera Golf. Autour du thème : « Cybersécurité, gouvernance et responsabilité : le nouveau triangle du risque pour les entreprises » les spécialistes d’Orange et de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information de Côte d’Ivoire (Anssi) Côte d'Ivoire ont précisé que la cybersécurité, c’est 30 % de technologie et 70 % de gouvernance, de responsabilité et de culture.

Pour Ferdinand Tra, directeur Orange Business & Broadband et président d’Orange Cloud & cyber solution la cybersécurité n’est pas uniquement de l’informatique, car cette discipline ne compte que pour un tiers. Il faut nécessairement mettre en place une bonne gouvernance tout en impliquant les personnes adéquates. À cela, il faut ajouter la culture de l’entreprise et les processus internes définis pour faire face à la cybermenace, car les cybercriminels ne ciblent pas un pays en particulier, mais les organisations qui présentent des vulnérabilités.

Évoquant les failles, il a soutenu que la plupart des acteurs ne sont pas suffisamment éduqués. « La cybersécurité, c’est réfléchir en amont pour savoir ce qui est essentiel, vital pour son entreprise » a-t-il soutenu. Abondant dans le même sens, Carole Lepregnon, directrice des audits et de la conformité à l’Anssi a révélé que les failles élémentaires ouvrent la porte aux cyberactivistes : notamment les mots de passe très faibles, la non-détermination claire de la chaîne de commandement, les systèmes non mis à jour, une perception de la cybersécurité encore trop souvent limitée à sa dimension technique... Par ailleurs, elle a encouragé la dénonciation des cyberattaques afin de ne pas se mettre la loi à dos.

Ils ont rappelé qu’il existe un cadre réglementaire au niveau pénal et pécuniaire, ainsi qu’un risque de perte des droits civiques pour le dirigeant. Quant à l’entreprise, elle peut disparaître parce qu’elle n’aura plus de données fiables et ne bénéficiera plus de la confiance de ses clients. Pour rappel, ces trois dernières années, le nombre de cyberattaques en Côte d’Ivoire est passé de 2 millions à 27 millions. La Côte d’Ivoire occupe la 51e place des pays les plus ciblés au monde.



Le 11/07/26 à 08:44
modifié 11/07/26 à 11:59