BIDC rapport(1)
Perspectives de développement de l'Afrique de l'Ouest : La BIDC appelle à renforcer les capacités régionales de production
La Banque d'investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), institution financière de développement des quinze États membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), a publié, le 7 juillet 2026, l'édition 2026 du West African Development Outlook (WADO), son rapport annuel de référence consacré aux performances économiques de la région, à ses perspectives et aux principaux risques auxquels elle est confrontée.
Intitulé « Turbulences lointaines, chocs familiers », le rapport relève que l'Afrique de l'Ouest a entamé l'année 2026 avec des positions budgétaires et extérieures plus solides.
Toutefois, il avertit que la persistance de la pauvreté des travailleurs et les nouvelles tensions économiques mondiales pourraient compromettre les progrès récemment enregistrés.
Le document analyse notamment les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur les économies ouest-africaines. Celles-ci se traduisent par une hausse des prix de l'énergie et des engrais, des pressions inflationnistes, une dépréciation des monnaies ainsi qu'une augmentation des coûts des importations.
Selon le rapport, ces effets rappellent les conséquences de la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine et risquent d'affaiblir les acquis obtenus en 2025.
D'après le communiqué de la BIDC présentant les principales conclusions du rapport, l'Afrique de l'Ouest a enregistré un redressement macroéconomique notable en 2025. Le produit intérieur brut (PIB) régional a progressé de 4,8 %, contre 4,7 % en 2024. Dans le même temps, l'inflation moyenne est passée de 25,3 % à 16,8 %, le déficit budgétaire s'est réduit de 3,7 % à 2,6 % du PIB et la dette publique est revenue de 55,3 % à 49,3 % du PIB.
Cité dans le communiqué, le Dr Joseph Kwadwo Asenso, chef de la Division de la recherche et des études macroéconomiques de la BIDC, estime que « le redressement macroéconomique enregistré par l'Afrique de l'Ouest en 2025 est encourageant, mais la reprise demeure fragile et insuffisamment inclusive. La priorité consiste désormais à préserver ces acquis, tout en veillant à ce que l'amélioration des performances économiques se traduise par des emplois productifs, une hausse des revenus et de meilleures conditions de vie ».
Selon les projections du rapport, la croissance économique régionale devrait demeurer résiliente, à 4,7 % en 2026 et 4,9 % en 2027, tandis que l'inflation et la dette publique poursuivraient leur tendance baissière.
En revanche, les dérapages budgétaires, l'insécurité alimentaire, les tensions sur les taux de change, les déficits de production d'électricité et un éventuel regain de l'inflation figurent parmi les principaux risques susceptibles de freiner cette dynamique.
Face à ces défis, le président de la BIDC et de son Conseil d'administration, le Dr George Agyekum Donkor, appelle les États de la région à aller au-delà des réponses conjoncturelles. « Au-delà des interventions budgétaires à court terme des gouvernements, il est impératif de développer des capacités locales de raffinage du pétrole brut, de production d'engrais et de production alimentaire afin de garantir une souveraineté économique à moyen et à long terme. Après tout, les chocs sont appelés à perdurer », a-t-il affirmé.
Pour la BIDC, le renforcement des capacités régionales de production apparaît ainsi comme l'un des principaux leviers pour consolider la résilience économique de l'Afrique de l'Ouest face aux crises mondiales.
Toutefois, il avertit que la persistance de la pauvreté des travailleurs et les nouvelles tensions économiques mondiales pourraient compromettre les progrès récemment enregistrés.
Le document analyse notamment les répercussions du conflit au Moyen-Orient sur les économies ouest-africaines. Celles-ci se traduisent par une hausse des prix de l'énergie et des engrais, des pressions inflationnistes, une dépréciation des monnaies ainsi qu'une augmentation des coûts des importations.
Selon le rapport, ces effets rappellent les conséquences de la pandémie de Covid-19 et de la guerre en Ukraine et risquent d'affaiblir les acquis obtenus en 2025.
D'après le communiqué de la BIDC présentant les principales conclusions du rapport, l'Afrique de l'Ouest a enregistré un redressement macroéconomique notable en 2025. Le produit intérieur brut (PIB) régional a progressé de 4,8 %, contre 4,7 % en 2024. Dans le même temps, l'inflation moyenne est passée de 25,3 % à 16,8 %, le déficit budgétaire s'est réduit de 3,7 % à 2,6 % du PIB et la dette publique est revenue de 55,3 % à 49,3 % du PIB.
Cité dans le communiqué, le Dr Joseph Kwadwo Asenso, chef de la Division de la recherche et des études macroéconomiques de la BIDC, estime que « le redressement macroéconomique enregistré par l'Afrique de l'Ouest en 2025 est encourageant, mais la reprise demeure fragile et insuffisamment inclusive. La priorité consiste désormais à préserver ces acquis, tout en veillant à ce que l'amélioration des performances économiques se traduise par des emplois productifs, une hausse des revenus et de meilleures conditions de vie ».
Selon les projections du rapport, la croissance économique régionale devrait demeurer résiliente, à 4,7 % en 2026 et 4,9 % en 2027, tandis que l'inflation et la dette publique poursuivraient leur tendance baissière.
En revanche, les dérapages budgétaires, l'insécurité alimentaire, les tensions sur les taux de change, les déficits de production d'électricité et un éventuel regain de l'inflation figurent parmi les principaux risques susceptibles de freiner cette dynamique.
Face à ces défis, le président de la BIDC et de son Conseil d'administration, le Dr George Agyekum Donkor, appelle les États de la région à aller au-delà des réponses conjoncturelles. « Au-delà des interventions budgétaires à court terme des gouvernements, il est impératif de développer des capacités locales de raffinage du pétrole brut, de production d'engrais et de production alimentaire afin de garantir une souveraineté économique à moyen et à long terme. Après tout, les chocs sont appelés à perdurer », a-t-il affirmé.
Pour la BIDC, le renforcement des capacités régionales de production apparaît ainsi comme l'un des principaux leviers pour consolider la résilience économique de l'Afrique de l'Ouest face aux crises mondiales.