Politique nationale: Charles Blé Goudé plaide pour une réforme de la Cei et un dialogue politique renforcé

Charles Blé Goudé, président du Cojep. (Ph: Dr)
Charles Blé Goudé, président du Cojep. (Ph: Dr)
Charles Blé Goudé, président du Cojep. (Ph: Dr)

Politique nationale: Charles Blé Goudé plaide pour une réforme de la Cei et un dialogue politique renforcé

Le 08/07/26 à 06:41
modifié 08/07/26 à 12:47
Invité de l’émission « La Quotidienne Info » sur Nci, dans la soirée du mardi 7 juillet 2026, Charles Blé Goudé, président du Cojep, s’est exprimé sur plusieurs sujets d’actualité, notamment les détenus politiques, la réforme de la Commission électorale indépendante (Cei), sa situation judiciaire ainsi que les questions sociales.

Il a salué la libération d’Ibrahim Zigui, qu’il considère comme un pas vers l’apaisement du climat politique. Revenant sur son propre cas, le président du Cojep affirme n’avoir reçu aucune réponse favorable à sa demande d’amnistie.

Selon lui, sa condamnation relève davantage d’un dossier politique nécessitant une solution politique. Il déplore être, selon ses propres termes, le seul acteur majeur de la crise post-électorale à ne pas avoir bénéficié d’une mesure de grâce ou d’amnistie.

Charles Blé Goudé assume également l’évolution de son discours, qu’il attribue à son expérience carcérale. Désormais tourné vers la réconciliation et le pardon, il affirme privilégier le rassemblement afin de contribuer à une paix durable en Côte d’Ivoire.

Sur le plan électoral, il critique les réformes successives de la Cei, estimant qu’elles n’ont pas permis de restaurer la confiance entre les acteurs politiques. Il propose une refonte profonde de l’institution et suggère que les partis politiques n’y soient plus représentés afin de garantir son indépendance et son impartialité.

L’opposant juge légitimes les revendications de l’opposition concernant la réforme du système électoral. Il appelle à un dialogue inclusif réunissant le gouvernement, l’opposition et la société civile afin de dégager des solutions consensuelles. Selon lui, le dialogue demeure un outil essentiel pour prévenir les crises.

S’exprimant sur l’avenir politique, il estime qu’une stratégie se juge à ses résultats et se dit favorable à l’émergence d’une candidature alternative si sa participation à une future élection présidentielle s’avérait impossible. Sur les questions sécuritaires, il plaide pour un renforcement de la coopération régionale dans la lutte contre le terrorisme ainsi que pour une réforme de la Cedeao afin d’accroître son efficacité.

Concernant sa situation judiciaire, Charles Blé Goudé dénonce une inégalité de traitement. Acquitté à deux reprises par la Cpi, il s’interroge sur la poursuite de procédures en Côte d’Ivoire pour des faits liés à la crise post-électorale, estimant être traité différemment des autres acteurs de cette période.

Enfin, il émet des réserves sur le bilan social du gouvernement. S’il reconnaît les performances économiques affichées, il estime que celles-ci doivent davantage se traduire par une amélioration concrète des conditions de vie des populations. Il insiste notamment sur les priorités que constituent l’éducation, la santé et les infrastructures publiques.

Abordant les opérations de déguerpissement à Koumassi-Campement, Charles Blé Goudé se dit favorable à la modernisation urbaine, tout en demandant une indemnisation ainsi qu’un accompagnement adaptés pour les personnes affectées. À travers ces prises de position, il réaffirme son engagement en faveur du dialogue, des réformes institutionnelles et de la stabilité politique du pays.


Le 08/07/26 à 06:41
modifié 08/07/26 à 12:47